mar 122010
 

On dit en général que si on dialogue on ne fait pas la guerre. Parfait. Mais il ne faut pas que cela soit un dialogue sur le sexe des anges, ni un dialogue de dupes, ni un monologue.

L’islam pose un véritable problème en Occident, comme dans les pays musulmans eux-mêmes à cause de ses normes contraires aux droits de l’homme et de l’absence de liberté d’expression. Un mot de travers dans les pays musulmans et on vous coupe la tête. Un mot de travers en Occident, et on vous accuse d’islamophobie.

Certains préconisent le dialogue interreligieux pour résoudre ce problème. J’ai participé à plusieurs reprises à ce genre de dialogues. Ce sont des rencontres où la langue de bois est de mise. C’est normal. Si vous ne vous alignez pas, vous n’êtes plus invité. Et n’oubliez pas: on loge dans les meilleurs hôtels et on mange comme des rois. C’est toujours bon à prendre. J’en suis sorti avec la conclusion que le dialogue interreligieux ne sert qu’à deux choses: voyager et bien manger.

Et sachez bien qu’il y a des spécialistes du dialogue parmi les chrétiens, qui disposent de leurs revues et de leurs institutions. Un véritable moulin du diable: cela fait du bruit, mais point de farine. La preuve? Depuis plus d’un demi-siècle qu’on dialogue avec les musulmans, mais sans aucune avancée:

- ni sur la question des mariages mixtes

- ni sur la question de l’apostasie

- ni sur la construction des lieux de culte pour les chrétiens dans les pays musulmans

Je ne vais pas m’étendre sur cette question. Je préfère vous livrer ici un article de Madame le Professeur Marie-Thérèse Urvoy qui dénonce ce dialogue, article paru dans la revue Catholica, no 106, Hiver 2009-10, pp. 73-90. À diffuser sans modération: urvoy dialogue islamo-chrétien.pdf