Nov 182017
 

Source 18/11/17 à 10:12 – Mise à jour à 17/11/17 à 16:38

Beaucoup d’experts s’accordent pour dire que le terrorisme serait issu de deux causes : une perte de sens dans nos sociétés consuméristes qui frappent de nombreux jeunes et la présence d’un courant salafiste qui se propose comme une réponse à ce besoin de repères. C’est précisément cette vision rétrograde de l’Islam que nous entendons combattre.

Mettons en place les Assises de l'Islam de Belgique

En janvier 2016, un article de fond de la Libre Belgique expliquait qu’une vision rigoriste et traditionnaliste de l’Islam l’emportait jusqu’à présent sur la vision libérale et sécularisée [1]. Un récent rapport de l’OCAM de février 2017 va plus loin en disant que l’Islam radical progresse au détriment de l’Islam modéré. Une des explications est que cette dernière vision de l’Islam a des références intellectuelles moins solides qui peinent à contre argumenter les discours des courants plus identitaires. Plus intégré, l’Islam modéré est aussi logiquement moins prosélyte et plus discret que l’Islam radical. Continue reading »

Sep 252017
 

Source  Roubaix, le 25 septembre 2017
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L’islamiste franco-marocaine Fatima En-Nehary (enseignante à ICOGES), à qui j’ai déjà consacré le 13 septembre dernier mon article intitulé : «PJD Paris : Fatima, un profil radical protégé sous le voile ?»[1]-[2] et qui semble être curieusement soutenue, depuis, par la majorité des islamistes de son parti, à Rabat comme à Paris, m’a excommunié publiquement, sans aucune gêne, ce vendredi 22 septembre 2017, sur sa page Facebook en arabe, en me qualifiant textuellement d’ «hérétique» : Zindîq (زنديق). Continue reading »

Sep 022017
 

Source 31 AOÛT 2017

Saïda Keller-Messahli publie à Zurich un livre-enquête, La Suisse, plaque tournante islamiste: un regard dans les coulisses des mosquées, véritable dénonciation de l’infiltration extrémiste des lieux de culte musulman de notre pays. Découverte avec l’auteur du résultat inquiétant de ses années de recherche.

C’est un petit livre. Il se glisse facilement dans la poche d’une veste ou dans un sac à main. C’est un petit livre, mais sa lecture, en ces temps si troublés, donne un coup de projecteur sur une réalité opaque et méconnue, celle des mosquées en Suisse.

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Août 252017
 
 Marco Stahlhut 24/08/17 à 13:56 – Mise à jour à 13:56 Source: Knack source

En tant que secrétaire général de la plus grande association de musulmans d’Indonésie, Kyai Haji Yahya Cholil Staquf peut difficilement être accusé d’islamophobie. Ses critiques contre l’islam n’en sont pas moins implacables. “Certains de mes amis occidentaux sont islamophobes. Et sincèrement, je peux les comprendre.”

” Évidemment qu’il y a un rapport. Les politiques occidentaux feraient mieux d’arrêter de prétendre que l’extrémisme et le terrorisme n’ont rien à voir avec l’islam.”

"Trop de musulmans voient la civilisation comme quelque chose qu'il faut combattre"

© REUTERS

Yahya Cholil Staquf joue un rôle éminent au sein de Nahdlatul Ulama, une association de musulmans indonésienne qui d’après ses dires représente environ 50 millions de croyants sunnites. Nahdlatul Ulama prêche un message modéré d’amour universel, mais pour le secrétaire général il est clair qu’il existe un autre islam

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Juil 022017
 

ENTRETIEN AVEC…

SEYRAN ATES, AVOCATE ET IMAM

ET ABDEL-HAKIM OURGHI, THÉOLOGIEN

Source : CHARLIE-HEBDO N° 1301, 28 juin 2017

Ce site a récemment publié un article en allemand au sujet de la mosquée libérale fondée par Seyran Ates.

Pour les francophones, Charlie-Hebdo publie cette semaine une interview de Seyran Ates et de son assistant Abdel-Hakim Ourghi.

Pour des raisons évidentes de droits d’auteur, nous ne pouvons pas reproduire ici l’article dans son intégralité, mais Charlie-Hebdo est disponible en France dans tous les kiosques à journaux et les Maisons de la Presse (3 euros). L’article est très intéressant, et Seyran Ates et Abdel-Hakim Ourghi y détaillent sur une page entière leur projet et leurs motivations.

Vous dites ouvertement que “le mal” fait partie de l’islam, avec des courants autoritaires et violents

… Ce sont des propos très difficiles à entendre pour nous, les musulmans, c’est certain. …

Pourquoi est-il si difficile de réformer cette religion ?

… On pourrait dire que l’islam est atteint d’une maladie grave. …

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Juin 232017
 

Source

Die Ibn-Rushd-Goethe-Moschee in Berlin-Moabit. Sie ist in den Räumlichkeiten der evangelischen Sankt Johannis Kirche untergebrachtDie Ibn-Rushd-Goethe-Moschee in Berlin-Moabit. Sie ist in den Räumlichkeiten der evangelischen Sankt Johannis Kirche untergebracht
Die Ibn-Rushd-Goethe-Moschee in Berlin-Moabit. Sie ist in den Räumlichkeiten der evangelischen Sankt-Johannis-Kirche untergebracht

Quelle: AFP/JOHN MACDOUGALL

In der islamischen Welt gibt es Aufregung um die liberale Moschee der Anwältin Seyran Ates. Nun hat auch die Fatwa-Behörde in Ägypten gesprochen. Ihr Wort hat in der islamischen Welt großes Gewicht.

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 Posted by at 15 h 53 min
Mai 232017
 

Source: Qui, de nos jours en Occident, ne connaît pas Averroès – brillant philosophe du paradis andalou? Mais combien de ceux qui prétendent le connaître ont lu ses travaux de juriste, c’est-à-dire ce pour quoi il était vraiment un grand personnage de son temps? Cet ouvrage en deux volumes (dont seul le premier est proposé ici) permet de combler cette lacune. Il s’agit en fait d’un traité de droit sunnite comparé. Averroès y passe en revue le droit islamique à peu près complet en indiquant les points qui font consensus et ceux sur lesquels les juristes sunnites ont connu des divergences. Il y a de quoi obtenir une excellente vue d’ensemble à la fois de la charia et de la «philosophie» appliquée d’Averroès. Deux exemples ici, avec la prière et le jihad:
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Mai 202017
 

Source: Rappelons-le d’emblée, en citant le Dictionnaire du Coran (p 925): «S’agissant du voile féminin, les légistes musulmans ont invariablement conclu à son caractère obligatoire pour les femmes musulmanes nubiles de condition libre (…) Que devait-elle précisément cacher d’elle-même? La réponse qui a été apportée à cette question dépend de la définition adoptée de la ‘awra de la femme musulmane libre : son corps entier à l’exception de son œil gauche, sa chevelure (…)»

Cet ouvrage du professeur Aldeeb expose ce consensus et ses finesses dans leur ampleur et leur profondeur, d’abord en indiquant les circonstances qui sont censées avoir donné lieu à l’introduction de l’obligation de voiler les femmes du vivant de Mahomet, avec bien sûr les versets coraniques et les principaux hadiths, puis en décrivant les réflexions des juristes et des contestataires modernes sur ce thème et enfin en présentant la totalité des exégèses des versets coraniques concernés, de toutes les écoles, du VIIIe siècle à nos jours.
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Mai 202017
 

Source: Dans une tribune, le journaliste égyptien Saïd Shuayb appelle à une mobilisation pour « réanimer et promouvoir la critique humaniste » au sein de l’islam.

Un Egyptien montre une page de l’évangile de Jean ensanglantée par l’attentat perpétré contre les chrétiens coptes de l’église de Tanta, au nord du Caire, le 9 avril 2017.

« Je suis musulman et je déteste les chrétiens. »

Oui, avoir les chrétiens en abomination est un devoir religieux islamique, les mépriser est une nécessité. Ce ne sont pas véritablement des êtres humains. Soit on les pousse à émigrer en dehors des pays musulmans, soit on les tue. Et si on est un musulman noble, on les laisse vivre, mais humiliés, outragés, et on leur fait payer la jiziya, le tribut prévu dans le Coran pour les minorités non musulmanes, pour les rabaisser.

Ceci est clairement une partie importante de la culture religieuse islamique. Il ne faut pas tomber dans le piège de croire que ce qui est arrivé dans la province d’Al-Miniya, à 240 km au sud du Caire [en mai 2016 dans un village, une femme copte de 70 ans avait été agressée et humiliée par des islamistes], et ce qui est arrivé avant et ce qu’arrivera encore dans d’autres lieux est uniquement causé par des salafistes puritains radicaux ou des wahhabites saoudiens.

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Mai 142017
 

Source 14 05 2017

manifeste

Encore un écrit sur l’islam ? Que puis-je rajouter qui n’aurait pas déjà été dit, bien avant ? Ces questions, et bien d’autres encore, sont certes légitimes. Car des essais sur l’islam remplissent les bibliothèques. Un fait. Cependant, une bonne partie des livres sur l’islam, en langue française, traduits de l’arabe ou pas, à l’exception des essais visant une élite universitaire, ne traitent, dans la redondance, que ce même islam sunnite, salafiste, ancestral et en rupture avec le temps, l’espace et avec bien des aspirations humanistes soucieuses de pacifier un présent agité, d’apaiser un avenir en commun et de prendre le pari d’un faire-société urgent et vital pour nous tous : ici, maintenant et demain. Continue reading »

Mai 142017
 

Source: Il s’agit d’un échange de correspondance entre un universitaire musulman, épris de recherches sur l’islam et vivant semble-t-il au Maroc, et sa fille de vingt ans, étudiante en philosophie et en «sciences religieuses» qui a rejoint l’EI pour y épouser un responsable de la police islamique de Falloujah, en Irak.

C’est une succession de désastres. Lui se reproche de n’avoir pas su inculquer à sa fille le bon sens nécessaire pour éviter le piège du radicalisme, subit les critiques acerbes tant de sa fille (qui lui reproche de ne pas la rejoindre) que de ses pairs (pour ses travaux remettant en question certains dogmes musulmans) et de la police (qui le torture en apprenant que sa fille est partie en Irak), puis de certains de ses étudiants favoris pris d’une crise d’intégrisme et qui le laisseront pour mort après ce que la justice de son pays appellera une «bousculade». Il perd sa fille, son emploi, sa santé, sa dignité. Mais pas sa foi.
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Mai 092017
 

Source: Au début de la lecture, on est agréablement surpris par le ton détaché et la distance dont l’auteur fait preuve pour décrire les fondements de la foi musulmane. On a l’impression que l’homme a profondément réfléchi, a considéré certains points de vue critiques avec bienveillance et tente de proposer une approche nuancée d’un sain scepticisme. Quelques sophismes mineurs par-ci par-là pour arrondir les angles, pas plus. Mais en arrivant à la charia et à la période médinoise de la «révélation», il puise copieusement dans la boîte à malices des apologistes pour dédouaner l’islam, le Coran et Mahomet. C’est alors une amère déception et on doit lutter contre le sentiment que toute l’entrée en matière «raisonnable» ne sert qu’à introduire cette duperie.

Le texte est organisé sous forme de questions et de réponses. L’auteur nous dit en fin d’ouvrage, dans une sorte de conclusion où il défend le bien-fondé de la critique (de la religion), qu’il s’agit des questions qu’il se posait lui-même à 15 ou 16 ans et que ses étudiants lui posent souvent aujourd’hui. Nous abordons ainsi les origines du Coran, la figure de Mahomet, les différences entre la parole et le texte, les genres littéraires du Coran, La Mecque (dont on n’apprend hélas rien qui ne vienne pas directement de la fable standard), Médine, les dispositions juridiques dans le Coran, le Coran et la violence – le tout de manière très décontractée, à la manière d’une discussion détendue autour d’un verre de thé à la menthe.
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Avr 282017
 

Source: Les auteurs gambadent entre les arcanes des textes fondateurs de l’islam tels deux lutins farceurs picorant ici et là des détails souvent insignifiants pour habiller le squelette d’un vœu pieux, ou l’image d’un islam bisounours, et détournant résolument le regard devant des événements majeurs mais dérangeants. Ils nous dépeignent un Allah bon papa qui aurait dicté tout un Coran pour, en majeure partie, répondre aux petits tracas de braves gens pris malgré eux dans le maelstrom de la création de la religion de paix, dont d’ignobles esprits rigides auraient, contre toute attente, fait la religion du jihad. Ou quelque chose comme ça.

On cherche en vain le moindre sérieux, la moindre cohérence étayée, dans ce petit fascicule qui voudrait au fond nous faire croire que les théologiens et juristes musulmans auraient à peu près tous été d’acariâtres méchants, alors que Allah, son doux prophète et ses compagnons attendrissants de piété et de doute (auxquels on ajoute quelques personnages historiques sélectionnés), auraient été d’aimables âmes pleines de compassion et de sollicitude pour l’humanité.

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Avr 072017
 

Source: Ce deuxième livre de Waleed al-Husseini est un dernier cri d’alarme avant un tournant décisif, un point de non-retour. L’auteur nous dit en substance qu’il est déjà trop tard pour beaucoup de choses et que l’essentiel est maintenant en jeu – la liberté, la démocratie, la laïcité et tous les acquis de la République. Pour nous en convaincre, il nous livre son analyse complète de l’islam et de la situation en France. Son parcours exceptionnel, son expérience d’une société 100% musulmane dont il a dû s’échapper, et ses activités en France depuis lors, avec son engagement en faveur des qualités fondamentales de la démocratie moderne, lui procurent un bagage précieux et un regard unique sur des aspects du problème que très peu de gens peuvent ou veulent observer, sans parler de les maîtriser.

Il a choisi un ton extrêmement direct et franc, au risque de heurter de nombreuses sensibilités. Plus question pour lui de ménager les bonnes âmes – il dit les choses comme il les voit, et cela fait souvent très mal. Il parle de gens nourris de haine dès l’enfance, des traits caractéristiques et constants d’un islam né d’une guerre médiévale qu’il n’a jamais vraiment dépassé, d’organisations conçues et maintenues dans le but de répandre cet islam, des motivations très diverses mais concourantes des acteurs musulmans intervenant en France et, en filigrane, des traîtres – ces gens et ces institutions en place qui se gargarisent de valeurs humanistes ou républicaines qu’ils trahissent dès qu’il s’agit d’islam.

Il aborde tous les sujets qui fâchent et que personne ou presque, dans l’establishment politique et médiatique, ne veut discerner. La politique de l’autruche, les illusions des uns et des autres, la nature communautarisme de la foi musulmane, la dichotomie forcée entre citoyenneté et croyance pour les musulmans et les menaces que cela fait peser sur la laïcité; ce qu’il appelle la «guerre des terminologies» avec tous ces termes qui embrouillent les débats, l’islamophobie, la haine, le racisme, la radicalisation, la régression, la «colonisation graduelle», l’«islamisation persuasive», le parallèle entre jihad et terrorisme, le mensonge grotesque de l’islam dit éclairé ou modéré, le rejet de la modernité. Tout cela comme autant de facettes d’un enfer qu’il connaît bien pour y avoir vécu et qu’il voit maintenant progresser dans son pays d’adoption, telle une coulée de lave.

C’est un livre dur, noir, anguleux, contondant, sans fausse courtoisie. Un choc. Certains en resteront au stade du déni. Mais ceux qui voudront bien aller au-delà y gagneront une largeur de vue permettant sinon de résoudre le problème de l’islam en France, du moins d’en éviter les principaux pièges, où pour l’instant des pans entiers de la société française semblent bien décidés à s’engouffrer. La France a un besoin urgent de voix telles que celle de Waleed al-Husseini, pour percer le voile d’affabulations et de trahisons derrière lequel avance la menace existentielle, la maladie de la soumission, religieuse ou politique, au dieu de l’islam. Une maladie pour laquelle il n’existe pas encore de remède et qui, depuis des décennies maintenant, fait de plus en plus de victimes.

Avr 012017
 

Source March 09, 2017  (Traduction française plus bas)

In a recent Kuwaiti TV debate on Islam and secularism, activist Nasser Dashti criticized the Islamic movement, which, he said, “has always wanted to kill the apostates… and to ban nightclubs, parties, and singing, so that people would not get excited,” and called to restrict Islam to affairs of the individual. Making a plea for freedom of belief, Dashti drew a comparison to Germany, which, he said, swiftly turned from Nazism into a democratic and secular state that accepts refugees. The Islamic movement, in contrast, “has been unable to come up with a religious enterprise, and has been harping on the same issues” for 13 centuries, said Dashti. The debate aired on Alshahed TV on March 11.

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Mar 052017
 

Ajoutée le 4 févr. 2017

From the “Islam in a Secular Democracy” session of the National Secular Society’s 2016 conference in London on September 3, 2016.

Maajid Nawaz argues there is historical precedent for Islamic secularism (separation of religion & state) and Islamic reform. He also criticizes the Regressive Left, who don’t understand (or refuse to recognize) the difference between muslim apologists and muslim reformers.
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Mar 052017
 

Ajoutée le 4 févr. 2017

From the “Islam in a Secular Democracy” session of the National Secular Society’s 2016 conference in London on September 3, 2016.
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