Mai 262017
 

Source

PDG

Par : Mohamed Louizi

Le temps que l’émotion retombe, bien des médias sont à l’affût du moindre détail, parfois insignifiant, pour saturer l’info en continu et surtout ne rien dire. Dernière trouvaille : le kamikaze libyen de Manchester Aréna, Salman Abedi, aurait agit par « vengeance »[1], dit-on. Une autre manière, pour ces faiseurs d’opinion d’expliquer, pour ne pas dire de justifier, un geste abominable. Pis, entre les lignes, on est invité à considérer le terroriste comme étant une victime du ressentiment. Et ses victimes, comme étant ses bourreaux par similarité à d’autres. Le kamikaze n’aurait fait que se venger, par frustration, par injustice, au nom «d’un ami poignardé», disent certains, au nom des enfants palestiniens et syriens bombardés, disent d’autres. Il s’agit là d’un même schéma de fuite en arrière, visant à ne toujours pas nommer le mal et à justifier la terreur islamiste par le passionnel. Continue reading »

Mai 262017
 

Source  Par Pierre Rehov Publié le 25/05/2017 à 18:37

Pourquoi la politique arabe de Donald Trump est plus subtile qu'il n'y paraît

FIGAROVOX/ANALYSE – Pour Pierre Rehov, Donald Trump n’a pas été complaisant envers l’allié saoudien des États-Unis. Le décryptage de son discours dans son intégralité prouve au contraire qu’il a fait souffler le chaud et le froid.


Par Pierre Rehov est reporter de guerre, réalisateur de documentaires et romancier.


Une fois de plus j’ai été surpris de constater l’écart entre les discours du président Donald Trump en visite officielle au Moyen Orient et ce que la plupart des médias, y compris américains, ont bien voulu rapporter. L’un des points culminants de cette erreur de lecture, volontaire ou non, a été à mon sens la rubrique d’Éric Zemmour au micro d’«On n’est pas forcément d’accord» sur RTL.

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Mai 262017
 

Pologne. Beata Szydlo : « Où vas-tu Europe ? Sors de ta léthargie ! »

26/05/2017 – 05h30 Varsovie (Breizh-Info.com)   La Pologne se lève contre le joug de Bruxelles sur la question des migrants. Elle ne cédera pas à «la folie des élites bruxelloises qui veulent nous imposer des migrants» a déclaré mercredi 24 mai, après l’annonce de l’attentat de Manchester, Beata Szydlo, Premier ministre du pays.

«La Pologne ne cédera pas à aucun chantage de la part de l’Union Européenne. Nous n’allons pas participer à la folie des élites bruxelloises», a déclaré Mme Szydlo lors d’un débat à la Diète. «Moi, j’ai le courage de demander aux élites politiques: où allez vous? Où vas-tu Europe! Relève toi (…) Sors de ta léthargie! Sinon tu pleureras tous les jours tes enfants», a lancé cette femme conservatrice, qui n’entend pas que son pays se laisse dicter sa conduite à tenir sur l’immigration par des instances non élues à Bruxelles et qui de surcroit se montrent au quotidien incapables d’endiguer l’immigration, et de stopper le terrorisme islamiste qui frappe l’Europe où il veut, quand il veut. Continue reading »

Mai 252017
 

Diffusé en direct le 23 mai 2017

WATCH: President Trump Press Conference with President Abbas at Presidential Palace, Bethlehem 5/23/2017 – President Donald Trump Press Conference with Palestinian President Abbas 5/23/2017 – President Trump Gives Remarks with President Abbas – Trump President Abbas LIVE
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Mai 252017
 

Un auteur palestinien met en garde contre les nombreux départs de chrétiens palestiniens

Dans un article paru le 17 avril 2017 dans le journal palestinien Al-Hadath, Nihad Abu Ghosh, membre du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) et directeur du département des affaires de la diaspora de l’OLP, évoque la situation extrême des chrétiens vivant dans les territoires de l’Autorité palestinienne (AP) et la diminution drastique de leur nombre au cours des années. Selon lui, cette situation résulte non seulement de l’occupation, mais d’une « culture de type Etat islamique » ayant pénétré la société palestinienne. Pour exemple, il cite les prédicateurs d’Al-Aqsa, qui appellent à imposer une taxe de capitation aux chrétiens et interdisent aux musulmans de les saluer à l’occasion de leurs fêtes. Il prévient que ce traitement réservé aux chrétiens, qui les pousse à émigrer, pourrait ternir l’image pluraliste de la société palestinienne. Il appelle à placer cette question à l’ordre du jour public et à trouver les moyens de protéger cette minorité. Extraits : [1] Continue reading »

Mai 242017
 

Le groupe État islamique revendique l’attentat de Manchester, les islamistes à l’assaut de l’Occident

(Royaume-Uni) Kabyles.com —Le groupe État islamique a revendiqué ce mardi 23 mai 2017 l’attentat de Manchester qui a fait 22 morts et 59 blessés. C’est la troisième attaque la plus meurtrière des islamistes intégristes au Royaume Uni.
Ces actes criminels et haineux qui visent les non-musulmans prennent de plus en plus de l’ampleur et les intégristes islamistes intensifient leurs attaques et font de plus en plus de victimes. Il faut rappeler que le Coran est truffé de massages violents et de haine envers les non-musulmans. Le « djihad » qui est défini comme une guerre sainte a atteint les contrées les plus lointaines et cela ne relève guère de l’imprévu.

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Mai 242017
 

Chroniques d’une islamisation annoncée en Kabylie !

Parce qu’il y a un petit bar dans une rue à Tizi Ouzou, comme partout dans les autres villes de Tamazgha, l’islamisme propage l’image d’une Kabylie royaume des canettes de bière. La Kabylie n’est pas les canettes de bière, elle est la terre de Mouloud Mammeri, de Tahar Djaout, de Saïd Hilmi, de Cheikh el Hasnaoui, de Cherif Khaddam, d’Aït Menguellet, de Matoub Lounès, de Mohamed Saleh Seddik.
Parce que j’ai peur pour l’avenir de Tamazgha, parce que j’ai peur pour la Kabylie, je lance ce cri citoyen meurtri. Continue reading »

Mai 182017
 

Source: Ce livre est une apologie de l’islam à l’occidentale, articulée ostensiblement autour du redressement de clichés, souvent caricaturaux («tous les Arabes sont musulmans», «on ne peut lire le Coran qu’en arabe», «n’importe qui peut devenir imam», «les soufis ne sont pas des vrais musulmans, car les musulmans sont fondamentalement violents»), auxquels l’auteur répond essentiellement par des sophismes, des louvoiements, des dissimulations, des versets coraniques «améliorés» ou hors sujet, des hadiths trompeurs et quelques affirmations trop péremptoires pour être honnêtes mais qu’on ne peut contrer qu’au terme de longues études. Si vous cherchez de quoi meubler une conversation de café du commerce de manière à favoriser l’islamisation de l’Occident, c’est parfait. Si vous cherchez à comprendre l’islam et les ressorts des dangers qu’il semble receler, lisez plutôt Martine chez les Bretons, ou quelque chose comme ça. Vous n’en saurez pas plus, mais vous n’aurez pas non plus de fausses idées supplémentaires à surmonter.

Tout au long de l’ouvrage, l’auteur joue avec les différents éléments d’information (contenu des textes fondateurs, jurisprudence musulmane, «histoire», linguistique, études sociologiques, sondages actuels, déclarations de personnalités, sentiments populaires) et les différentes focalisations sur le phénomène (fable du prophète, période abbasside, ottomane ou «andalouse», actualité, vision globale sur 1400 ans) pour dissimuler l’éléphant dans le salon.
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Mai 182017
 

Source : Français English Italiano Deutsch

Defend Europe

Arrêtons l’invasion et les morts en mer

Des ONG qualifiées « d‘humanitaires » trafiquent des centaines de milliers de clandestins en Europe et mettent en danger la sécurité et le futur de notre continent. Ils sont les responsables des noyades de masse de milliers d‘Africains dans la Méditerrannée. Nous n‘en détournerons plus le regard. Nous nous opposerons à leurs bateaux et défendrons l‘Europe. Continue reading »

Mai 142017
 

Ajoutée le 24 mars 2017

http://www.debatetheleft.com
This video is the English translation of a debate between Ayaan Hirsi Ali and a team consisting of rather clueless Politically Correct Dutch individuals as well as Muslims, who seem to be unable to deal with criticism. One of the Muslims implements Kitman during this debate. Kitman is one of the four types of Islamic Deception.

Right now, we are living in the year 2017 and the debate hasn’t changed much. Continue reading »

Mai 142017
 

Source: Il s’agit d’un échange de correspondance entre un universitaire musulman, épris de recherches sur l’islam et vivant semble-t-il au Maroc, et sa fille de vingt ans, étudiante en philosophie et en «sciences religieuses» qui a rejoint l’EI pour y épouser un responsable de la police islamique de Falloujah, en Irak.

C’est une succession de désastres. Lui se reproche de n’avoir pas su inculquer à sa fille le bon sens nécessaire pour éviter le piège du radicalisme, subit les critiques acerbes tant de sa fille (qui lui reproche de ne pas la rejoindre) que de ses pairs (pour ses travaux remettant en question certains dogmes musulmans) et de la police (qui le torture en apprenant que sa fille est partie en Irak), puis de certains de ses étudiants favoris pris d’une crise d’intégrisme et qui le laisseront pour mort après ce que la justice de son pays appellera une «bousculade». Il perd sa fille, son emploi, sa santé, sa dignité. Mais pas sa foi.
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Mai 132017
 

Petites filles issues des minorités vendues ou échangées comme esclaves sexuelles, petits garçons embrigadés de force pour devenir d’impitoyables soldats mis en scène dans des vidéos de propagande… Daech instrumentalise systématiquement les enfants. Qu’adviendra-t-il d’eux ? Un reportage d'”Envoyé spécial”.

Depuis l’instauration de ce que le groupe terroriste appelle son “califat” en juin 2014, Daech mène une politique systématique d’embrigadement d’enfants soldats. Les “Lionceaux du califat”, parfois de très jeunes enfants, sont contraints de rejoindre ses rangs, formant une nouvelle génération de jihadistes mis en scène dans les vidéos de propagande. En Irak, Sofia Amara, journaliste à l’agence Capa, en a rencontré certains, sortis de l’enfer de l’embrigadement. Ils racontent leur vie de jeunes combattants enrôlés de force, traumatisés par la violence des actes qu’ils ont commis.

Des réseaux s’organisent pour sauver ces petits prisonniers

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Mai 122017
 

Source: Pour exposer ce thème d’une actualité brûlante, l’auteur a choisi de traiter non seulement ses implications actuelles mais aussi et surtout tout ce qui en fonde les motivations spécifiquement musulmanes, au sens théologique du terme, avec la totalité des exégèses coraniques des versets réglant le phénomène dans l’islam, des origines à nos jours. C’est à la fois un tour d’horizon général et une plongée dans les profondeurs de l’aventure musulmane. Cela demande du souffle, mais cela en vaut la peine.
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Mai 092017
 

Source: Au début de la lecture, on est agréablement surpris par le ton détaché et la distance dont l’auteur fait preuve pour décrire les fondements de la foi musulmane. On a l’impression que l’homme a profondément réfléchi, a considéré certains points de vue critiques avec bienveillance et tente de proposer une approche nuancée d’un sain scepticisme. Quelques sophismes mineurs par-ci par-là pour arrondir les angles, pas plus. Mais en arrivant à la charia et à la période médinoise de la «révélation», il puise copieusement dans la boîte à malices des apologistes pour dédouaner l’islam, le Coran et Mahomet. C’est alors une amère déception et on doit lutter contre le sentiment que toute l’entrée en matière «raisonnable» ne sert qu’à introduire cette duperie.

Le texte est organisé sous forme de questions et de réponses. L’auteur nous dit en fin d’ouvrage, dans une sorte de conclusion où il défend le bien-fondé de la critique (de la religion), qu’il s’agit des questions qu’il se posait lui-même à 15 ou 16 ans et que ses étudiants lui posent souvent aujourd’hui. Nous abordons ainsi les origines du Coran, la figure de Mahomet, les différences entre la parole et le texte, les genres littéraires du Coran, La Mecque (dont on n’apprend hélas rien qui ne vienne pas directement de la fable standard), Médine, les dispositions juridiques dans le Coran, le Coran et la violence – le tout de manière très décontractée, à la manière d’une discussion détendue autour d’un verre de thé à la menthe.
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Mai 072017
 

Salafistes francophones sur Facebook : peut-on prier pour une victoire de Marine Le Pen ?

Les élections présidentielles françaises continuent de retenir l’attention des djihadistes. Elles représentent, pour les islamistes radicaux, une occasion de diffuser leur idélologie, qui condamne toutes les formes de gouvernement non fondé sur la loi islamique. [1]

Le 27 avril 2017, des salafistes français ont débattu sur Facebook de la possibilité de prier pour la victoire de Marine Le Pen aux élections. Une victoire de Le Pen, selon eux, conduirait l’armée française à se retirer des pays musulmans, pourrait déclencher des manifestations en France, et éventuellement l’effondrement institutionnel et social du pays, conséquences souhaitables à leurs yeux. Continue reading »

Mai 042017
 

Source  Par SERVICE DESINTOX  — 4 mai 2017 à 07:01 (extrait des passages concernant  l’islam, l’islamisme, le terrorisme etc..)
Marine Le Pen lors du débat face à Emmanuel Macron le 3 mai 2017.

Pourquoi il est simpliste et trompeur d’affirmer pour Marine Le Pen qu’elle va expulser tous les étrangers fichés S 

C’est un leitmotiv de la campagne frontiste depuis des mois : Marine Le Pen au pouvoir, elle expulserait fissa tous les étrangers fichés S. C’est pourtant impossible judiciairement, et la promesse démontre que la candidate ne comprend rien à ce que sont ces fameuses fiches S.

A plusieurs reprises pendant le débat, elle a ainsi rappelé sa promesse. «Il faut que l’on expulse tout de suite les fichés S étrangers qui sont sur notre territoire. Tous ceux qui étrangers sur notre territoire ont un lien avec le fondamentalisme islamiste, dehors. Dehors ! Tous ceux qui sont double-nationaux, on mettra en œuvre la déchéance nationale. Je sais que vous êtes contre ça. Déchus de leur nationalité, ils seront renvoyés dans leur pays», a-t-elle insisté avant de citer le chiffre de «11 000 fichés S pour fondamentalisme islamique». Continue reading »

Mai 042017
 

Source: Ce petit livre plutôt désorganisé renferme un discours très libre, sans réel fil conducteur, vaguement véhément, avec de nombreuses semi-vérités et des démonstrations peu abouties, quelques mensonges et une totale absence d’issue sur le sujet. Je peine à comprendre le nombre de critiques positives dont il bénéficie.

L’auteur vise, semble-t-il, à redresser des idées préconçues sur l’islam, l’islamisme, le salafisme, la réforme ou la philosophie dans l’islam. Mais il ne s’y attache que de manière très superficielle, en démontant le plus souvent des notions grossières pour signifier que la réalité est plus complexe. Et en reste là. Parallèlement, il confirme lui-même certains de ces stéréotypes en adoptant parfois les mêmes grosses ficelles qui servent usuellement à tromper les novices.

Quelques exemples de ces manquements: dès le début, pour nous présenter la controverse sur la nature intrinsèquement violente, ou pas, du message coranique, il propose une version tronquée du verset 5.32 pour illustrer le coran non violent, ce qui constitue une simple escroquerie intellectuelle (voir mon commentaire de Petit livre de – Sagesses d’Islam à ce propos) et insiste, disant qu’on «pourrait multiplier longuement les exemples et les citations, dans les deux sens». Non, mis à part des apologistes à la petite semaine, qui manipulent les versets coraniques, comme ici, personne n’a jamais apporté la démonstration que le Coran délivre un message de tolérance et de non-violence. On peut même démontrer le contraire en alignant la totalité des exégèses coraniques des versets du jihad, de toutes les écoles, comme dans Le jihad dans l’islam: Interprétation des versets coraniques relatifs au jihad à travers les siècles. Ou celle de cet autre verset systématiquement tronqué et dévoyé par les apologistes disant «Nulle contrainte en religion»: Nulle contrainte dans la religion: Interprétation du verset coranique 2:256 à travers les siècles.
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Mai 032017
 

Source: Dans cet ouvrage savant et fouillé, l’auteur propose une découverte des premiers siècles de l’islam articulée autour de l’étude de quelques-uns des principaux livres du chiisme ancien. En dépit d’un examen pointu de l’islam chiite (ou imamite), l’auteur parvient à conserver une grande largeur de vue et fournit ainsi au lecteur un paysage à la fois vaste et précis des grands courants de pensée qui ont façonné l’histoire et la doctrine musulmanes jusqu’au Xe siècle. C’est une lecture parfois ardue, mais toujours instructive et, en fin de compte, passionnante. L’ouvrage, avec ses notes, sa bibliographie et son index, constitue également une excellente source de références sur les thèmes abordés. Il mérite sa place, à portée de main, dans la bibliothèque de tous les amateurs éclairés du sujet.

La construction de l’islam des textes, pendant les premiers siècles après l’hégire, s’est déroulée dans un contexte extrêmement agité, violent, cruel et sanglant. L’essentiel de ce que les gens d’aujourd’hui sont censés en savoir leur vient des grands vainqueurs (sunnites) de ces affrontements. Mais la fable bien droite et lisse reproduite dans les vulgarisations ordinaires recouvre un foisonnement d’affabulations et de témoignages contradictoires. Les recherches historico-critiques récentes montrent que la vérité, si elle reste largement hors d’atteinte, est certainement très éloignée de la fable sunnite usuelle.

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Mai 022017
 

Source: Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse bien de l’édition dont je dispose. La couverture semble correspondre, mais mon édition, également de 2012, est en trois volumes. L’ensemble a très bonne façon, avec une belle impression bicolore (noir/bordeaux) mais la couverture du premier tome a été inversée à la production, de sorte qu’en l’ouvrant, on découvre la dernière page du volume, à l’envers.

L’auteur est professeur à l’Université Mohammed V de Rabat (Maroc). Il est notamment titulaire du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l’Académie française et du Prix Mohamed VI pour la pensée et les études islamiques, deux prix qui lui ont été décernés en 2013, soit un an après la publication du titre commenté ici.

Son ouvrage est un exercice libre de traduction et d’exégèse du Coran, dont il donne la version arabe standard, une traduction française et un commentaire de son cru. L’ouvrage est composé dans la perspective d’une lecture continue, et non d’une recherche de références – le nom et le numéro de la sourate sont absents sur les pages et le novice ne peut donc pas feuilleter le livre rapidement à la recherche d’un verset précis.

On cherchera en vain dans ce livre la moindre réflexion critique ou seulement sceptique envers le Coran et la fable fondatrice de l’islam. Le Coran, pour Benchekroun, «comprend la totalité de ce que doit savoir le croyant pour s’organiser spirituellement et matériellement (…). Il contient donc tout ce qui est nécessaire, ce qui se rapporte au passé, au présent et au futur. Tout y est globalement, virtuellement, potentiellement, implicitement mais aussi explicitement. On y trouve à ce niveau tous les principes, toutes les règles de droit, tous les statuts légaux», dit-il dans son avant-propos.

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Mai 012017
 

Source: Ce gros ouvrage (quelque 900 pages, moitié en arabe moitié en français) du juriste et spécialiste syrien du hadith Al-Nawawi (1233-1277) est fameux depuis quelques décennies. On en trouve diverses éditions françaises, également électroniques, et il semble fort prisé par de nombreux musulmans d’Occident.

Il s’agit d’une sélection de hadiths classés par thèmes. Les rubriques sont souvent aussi introduites par des versets coraniques relatifs au sujet abordé. Le choix des thèmes indique que l’auteur voulait s’adresser au «peuple» – on n’y trouve pas l’habituelle structuration des manuels de juristes, avec notamment les aspects réglant les affaires civiles, pénales et gouvernementales – c’est de toute évidence une sorte de guide de comportement à usage personnel, avec un fort accent sur la «vertu». On y découvre ce que l’islam attend de ses fidèles pour être bien vus par les autorités, Allah en premier, bien sûr.

Sa plus longue rubrique est consacrée au jihad («Livre de la guerre sainte»), mais en dépit de cette longueur, on y cherche en vain tant les versets coraniques fondant usuellement le jihad offensif (8.38-39, 9.5, 9.29-31, 9.123, etc.) que les hadiths réglant l’attaque des mécréants, figurant pourtant dans les premières pages du chapitre du jihad dans le Sahih Muslim, par exemple. Ceux-ci autorisent notamment à assaillir sans sommation les mécréants ayant reçu le message de l’islam et fixent les modalités de la rencontre avec les mécréants sans connaissance de l’islam (inviter à l’islam, en cas de refus proposer la dhimma et en cas de nouveau refus attaquer sans autre déclaration de guerre).

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Avr 282017
 

Source: Cet ouvrage de 1958, réédité dans les années 1990, est hélas pratiquement introuvable hors du Liban. C’est une lacune grave, car les informations qu’il réunit sont urgemment nécessaires en Occident, pour comprendre l’attitude que les textes fondateurs de l’islam incitent les musulmans à adopter envers les juifs et les chrétiens.

L’auteur commence par rappeler les circonstances de la fable fondatrice de l’islam qui ont formé les bases légales réglant le statut des non-musulmans tolérés comme tels dans l’islam. Le Coran et la tradition de Mahomet donnent des instructions contradictoires à ce propos. Certains versets coraniques semblent les louer et reconnaître leur qualité. Et on attribue à Mahomet la conclusion d’accords de bon voisinage avec des communautés chrétiennes, notamment à Najran. Mais d’autres versets, considérés comme plus tardifs, menacent et maudissent juifs et chrétiens (voir notamment 9.29-31), des hadiths indiquent que Mahomet aurait ordonné, sur son lit de mort, de ne laisser subsister aucune autre religion que l’islam en Arabie, et diverses versions d’un pacte dit de Omar réglant les relations avec les «dhimmis» à leur très net désavantage nous sont parvenues.

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Avr 272017
 

Si vous l’appréciez, prière de “liker” (commentaire utile) cette critique sur Amazon afin qu’elle apparaisse en première place. Merci!

Source: Cette traduction vise à rendre un peu agréable à lire un brouillon extrêmement décousu et à falsifier certains éléments trop intolérables. C’est un exercice de maquillage des faits, pas une traduction au sens propre du terme.

Le Coran est l’un des livres les plus difficiles à traduire, car il est surtout l’un des plus difficiles à comprendre, et pas en raison de l’élévation des idées qu’il propose – quelque 20 à 25% de ses contenus sémantiques (ce que le texte signifie) restent opaques même aux meilleurs savants musulmans et ce depuis les origines. En effet, les anciens manuscrits étaient rédigés dans une écriture défective (scriptio defectiva) qui autorise parfois des dizaines de lectures différentes. À cela s’ajoute l’absence de toute ponctuation.

Pour se faire une idée, on peut imaginer un texte français écrit sans voyelles et avec un tiers seulement des consonnes, celles restantes pouvant donc en représenter plusieurs. «Imaginons un texte écrit de cette manière» devient quelque chose comme: mgmmt m txt ctt d ctt mmt. Ainsi, il a fallu des siècles pour qu’on s’entende sur un minimum de variantes validées. Aujourd’hui encore, on peut trouver plus de deux douzaines de corans en arabe différents. Il existe divers recueils de ces variantes, dont le plus complet en recense plus de 10.000. Le Coran arabe le plus commun de nos jours est l’édition du Caire imprimée en 1924 (qu’on peut consulter sur corpuscoranicum.de).

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Avr 252017
 

Source: Ce petit fascicule est signé à l’origine par un juriste musulman parmi les plus rigoristes, mais les commentaires (modernes) de cette édition tentent de le faire passer pour un modèle de tolérance. C’est une tromperie, un piège à novices.

Commençons par le pire: le hadith n° 8, dans lequel on apprend que le prophète des musulmans a reçu l’ordre (de Dieu) de «combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité que Dieu et que Muhammad est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière (salât), qu’ils acquittent l’aumône obligatoire (zakât). Lorsqu’ils feront cela, alors leur sang et leurs biens seront préservés (garantis), à moins [d’une transgression] des droits de l’Islam. Mais c’est à Dieu qu’ils devront rendre des comptes.»

Cet ordre clair de combattre jusqu’à ce que les gens adoptent l’islam (la profession de foi, la salat et la zakat sont les trois premiers piliers de l’islam) est transformé par le commentateur en une pure position défensive, nécessitée selon lui par la survie des musulmans de Médine sans cesse attaqués par les Mecquois. Or cette description ne correspond pas du tout à la situation qui ressort des sources musulmanes (et encore moins des éléments de preuve historiques et vérifiables, selon lesquels il n’existait pas de ville à La Mecque à l’époque, et donc aucune force ennemie notable).

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