Nov 022017
 

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L’avocat égyptien Nabih el-Wahech, lors d’un débat télévisé sur la chaîne Al-Assema qui a suscité la polémique après des propos de l’invité qui appelle à violer les femmes qui portent un jeans déchiré. Capture d’écran YouTube/AlAssema Tv

 Un avocat égyptien a récemment suscité la polémique après avoir affirmé, lors d’un débat télévisé, que les femmes méritent d’être violées et harcelées lorsqu’elles portent des jeans avec des déchirures. Des déclarations qui ont suscité une vive polémique dans un pays où le harcèlement des femmes atteint des proportions alarmantes. “Une fille qui se balade dans la rue, avec une déchirure sur son jeans, au niveau de la cuisse ou de son derrière, vous savez ce que j’en pense? Je pense que harceler une telle fille est un devoir national, la violer est un devoir national !” a lancé Nabih el-Wahech à ses interlocutrices, lors d’un débat télévisé, mi-octobre, sur le plateau de la chaîne égyptienne Al-Assema.

A peine avait-il terminé sa phrase que les femmes présentes sur le plateau laissaient éclater leur colère, alors que le modérateur du débat, Saïd Hassasine, rappelait l’avocat à l’ordre. S’en suivait un brouhaha total, les trois invitées et l’avocat se coupant la parole dans une ambiance électrique. “Pourquoi défendez-vous ce genre de femmes ?” lançait alors de nouveau l’avocat, assurant ne pas comprendre l’indignation suscitée par ses propos. L’affaire a rapidement suscité une polémique qui a dépassé le cadre du plateau de télévision. L’incident a ainsi été évoqué par de nombreux médias arabes, notamment le site Egypt Today, ou encore la chaîne d’information saoudienne Al-Arabiya.

Montant au créneau, Maya Morsi, présidente du Conseil national pour les Femmes en Egypte (NCW), a condamné les propos de l’avocat, rappelant qu’ils sont contraires à la Constitution égyptienne qui protège les femmes contre toute forme de violence. Elle a souligné que ces propos sont “un appel flagrant au viol des femmes” et s’est dite “étonnée que de tels propos émanent d’un avocat qui est censé protéger les droits et les libertés”. De nombreux internautes, notamment des activistes féministes, ont également condamné les propos de Nabih el-Wahech.
Les propos de l’avocat ont suscité un scandale d’autant plus fort que le harcèlement sexuel des femmes en Egypte atteint des proportions extrêmement graves. Selon un rapport de l’ONU publié en 2013, 99,3 % des femmes égyptiennes affirmaient avoir déjà été victimes de harcèlement sexuel dans la rue. Cette polémique intervient, en outre, au moment où l’affaire Weinstein, du nom du producteur américain Harvey Weinstein, bat son plein. Lui, ainsi que d’autres producteurs, de même que l’acteur Kevin Spacey, sont dans la tourmente après une série de révélations sur des harcèlement et agressions sexuelles, ou encore des viols les impliquant.
 Posted by at 8 h 12 min

  2 Responses to ““C’est un devoir national de violer une femme” qui porte un jeans déchiré, estime un avocat égyptien”

  1. Cet avocat connaît parfaitement le coran, donc nous avons raison de vouloir interdire l’islam et son bouquin très dangereux pour l’éducation de gamins et l’avenir de l’Occident.

    Les femmes sont particulièrement exposées elles doivent être en première ligne.

  2. Le blog de Mireille Vallette est un des meilleurs pour informer la réalité de l’islam. C’est un devoir international que de dénoncer l’hypocrisie de nos dirigeants occidentaux qui ne veulent voir que cette jeunesse musulmane aux croyances pourries, prend la relève pour ce qui’il y a de plus horrible dans l’histoire du monde.

    “” La jeunesse musulmane a une image si positive d’elle-même et de sa religion qu’elle ne comprend pas pourquoi nous résistons à l’imposition de ses rites et de ses marqueurs. Rares sont les espaces qui permettent de poser des questions critiques à des musulmans. Le titre d’un cycle de l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes, «Des questions qui fâchent…» était prometteur. Je me suis laissé tenter. Ce soir-là, la septantaine de participants est censée se pencher sur le thème «La jeunesse arabe et/ou musulmane dans la situation genevoise: situation et défis». Ce fut un grand théâtre de victimisation avec en rôles titres «l’identité» et «la visibilité» qui passent d’abord par le foulard au travail, puis la reconnaissance du ramadan, les prières, le burkini… Sans ces marqueurs, impossible de se forger son identité. Je n’ai pas osé suggérer que la disparition de la nôtre pourrait être douloureuse. C’est, comme chacun sait, une opinion d’extrême-droite. (…) Question burqa, Azzabi a le raisonnement tordu habituel: le problème n’est pas ce symbole honteux que seule sa religion promeut. Le problème, c’est l’UDC et tous ceux qui s’apprêtent à voter son interdiction. Ce qui donne ceci : (…) “”

    http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2017/11/10/les-jeunes-musulmans-n-aiment-pas-les-questions-qui-fachent-287671.html

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