Août 292017
 


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  One Response to “L’esclavage des noirs par les arabes”

  1. Les grands commerçants d’esclaves en Afrique furent pendant des siècles et presqu’exclusivement des musulmans (les Européens ne s’aventurant à l’intérieur du continent que fort tard), comme le note Thomas Sowell, lui-même un Noir, dans “Race and Culture”, BasicBooks 1994, p. 188, où il écrit que 11 millions de noirs furent ainsi expédiés outre-Atlantique, et que 14 millions furent transférés dans les pays musulmans d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Mais, dit-il, pour chaque esclave capturé, beaucoup d’autres durent mourir. Les estimations de ce “collateral damage” varient: ainsi le célèbre missionnaire David Livingstone avait estimé que pour chaque esclave parvenu à une plantation, cinq autres furent tués dans le raid initial ou moururent de maladies et d’épuisement pendant les marches forcées (David Livingstone, “Woman’s Presbyterian Board of Missions” 1888, p. 62). Ceux qui furent laissés sur place, c’étaient les très jeunes, les faibles, les malades et les vieux. De cette façon, le chiffre de 25 millions d’esclaves fournis par les marchands d’esclaves musulmans aux divers marchés cache un chiffre de morts estimé à 120 millions au moins.
    Les pirates de la Côte de Barbarie, quant à eux, exécutèrent longtemps des raids meurtriers sur les côtes européennes, faisant environ 1,25 millions de prisonniers pendant les 5 siècles que cela durait, cf Joshua London, “Victory in Tripoli: How America’s War with the Barbary Pirates Established the U.S. Navy and Shaped a Nation”, John Wiley & Sons, Hoboken NJ, 9/2005. Ladite guerre – 2 campagnes en fait – mit fin à ce trafic dont les victimes par ailleurs et pendant longtemps, furent aidées (rachetées si possible) par des organisations charitables surtout françaises comme les mathurins.
    Contrairement cependant aux 14 millions de Noirs exportés vers les pays musulmans qui n’eurent que très peu de descendants, les 11 millions transférés en Amérique firent souche et prospérèrent. Le mot n’est pas trop fort: en effet, suffit de comparer les conditions de vie des malheureux (descendants d’) esclaves américains [on ne sait peut-être pas assez que “vers 1830, quelque 1556 Noirs dans le Sud Profond possédaient un total de 7188 esclaves” (Loren Schweninger, “Black Property Owners in the South, 1790-1915”, University of Illinois Press, Illini Books Edition 1997, p. 104)] avec celles de leurs heureux congénères + descendants restés en Afrique [Mobutu et son authenticité zaïroise, les 40-45 milliards d’euros transférés annuellement par les “élites” gouvernantes sur des comptes à l’étranger (de mémoire: printemps 2010, source: World Bank/France 5 Télévision), Idi Amine Dadda qui se tapait les cuisses de rire en voyant ses crocodiles dévorer ceux qui lui déplaisaient, etcaetera], pour immédiatement comprendre l’étendue du désastre c.à.d. de ce “white guilt” si cher à Obama et à Taubira. Dans ce contexte, l’auteur Thomas Sowell sus-mentionné décrit dans un de ses articles de fond dont je suis friand, une réalité qui en son temps, n’avait pas échappé à Hannah Arendt, cf “THE LAST INTERVIEW and other Conversations”, Melville House, Brooklyn – London 2013, p 95-96 où elle note (dans une interview “Krisen der Republik” donnée à Adelbert Reif en 1970) que “si donc une section de la ville devient noire suite à la politique d’intégration, les rues sont pleines d’ordures, les écoles sont négligées, les enfants courent n’importe où – en bref, le quartier devient un bidonville. Ceux qui en souffrent principalement, à part les Noirs eux-mêmes, sont les Italiens, les Irlandais, les Polonais et d’autres groupes ethniques qui ne sont pas pauvres mais pas non plus suffisamment riches pour simplement déguerpir ou pour envoyer leurs enfants dans les écoles privées horriblement chères”.
    Au premier coup d’oeil jeté outre-Atlantique, il paraît évident que depuis la mort de Hannah Arendt, les choses ne sont allées qu’en empirant.
    Evidemment, pour Obama comme pour Taubira, la “white guilt” continue d’expliquer tout.

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