Avr 182017
 

Source Après deux ans d’attente, Le fascisme islamique sort enfin en France.

Le politologue germano-égyptien y revient sur les vraies origines de l’islam politique et dresse un parallèle entre le fascisme et l’islamisme.

Le fascisme islamique a failli ne pas être publié en France. Initialement achetés par Piranha, les droits d’auteur ont finalement été cédés à Grasset. Le premier en a reporté la publication après chacun des attentats survenus en France entre 2014 et 2016, jusqu’à se désister après celui de Nice. “Dans un email, il m’a expliqué qu’il était incapable de protéger ses employés, que mon livre allait attiser la haine contre les musulmans et être instrumentalisé par l’extrême droite. S’il s’était contenté de me dire qu’il avait peur, je l’aurais compris. Mais là, il a pris sa lâcheté pour une vertu”, raconte l’auteur. Qu’est-ce qui rend ce livre potentiellement dangereux ? On connaissait les liens entre Amin Al Husseini et Adolf Hitler. L’ancien mufti de Jérusalem avait même recruté des musulmans bosniaques pour le compte des divisions SS. Ce que nous apprend Hamed Abdel-Samad, c’est que le fondateur des Frères musulmans, Hassan El Banna, entretenait des relations suivies avec Al Husseini au moins à partir de 1927, soit un an avant la création de la confrérie, qui n’aurait d’ailleurs pas existé sans la bénédiction du mufti. Le penseur germano-égyptien y trace également les similitudes entre l’islam politique — “ou l’islam tout court”, comme il aime à le rappeler — et l’idéologie fasciste, ainsi que les liens entre la confrérie et le nazisme. Fils d’imam et lui-même ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, Hamed Abdel-Samad est devenu, en Allemagne, une figure médiatique de la critique de l’islam, ce qui lui a valu plusieurs fatwas et menaces de mort, au point d’être contraint de vivre sous protection policière. Dans le monde arabe, il est surtout connu pour sa chaîne YouTube, Hamed TV, et sa série de vidéos “Box of Islam” dont la dernière en date est titrée “L’islam n’a pas besoin d’un Martin Luther, mais d’une Coco Chanel”.

Telquel: Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre ?

Hamed Abdel-Samad: Puisque je vis en Allemagne depuis 20 ans, j’ai étudié l’histoire de l’Allemagne et celle du nazisme. Avant Le fascisme islamique, j’ai écrit des livres sur l’islam politique, et pendant mes recherches, j’ai noté que les auteurs occidentaux qui ont écrit sur la question s’accordent à dire qu’il s’agit là d’un phénomène nouveau qui est venu comme réaction au colonialisme. J’ai refusé cette simplification et décidé d’écrire un livre où je démontre les racines idéologiques de l’islam politique. J’étais parti avec cette idée-là, avant que d’autres repères commencent à se dessiner. J’ai remarqué alors des similitudes à la fois étranges et prononcées entre l’islam politique et le fascisme tel qu’il s’est développé en Allemagne et en Italie durant la première moitié du siècle dernier.

Sur quels points a porté votre comparaison de l’islam politique avec le fascisme et le nazisme ?

D’abord dans l’idéologie elle-même. Ils partagent une vision manichéenne du monde : le bien contre le mal, et les croyants contre les mécréants. L’islam place les musulmans au-dessus du reste de l’humanité, car ils sont “la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes” (Al Imran, 110) et le nazisme a fait de même avec la race aryenne. Dans le Coran, “Al Mouchrikoun (les associateurs) ne sont qu’impuretés” (Attawba, 28), “Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier” (Al furqan, 44). Les nazis appelaient les juifs “untermenschen”, ou sous-hommes, et les comparaient à des insectes et des vermines. Il y a en commun un mépris pour l’ennemi au point de le déshumaniser, et c’est la première étape de la justification de son extermination. Ces idéologies voient en la guerre une ordonnance sacrée. Pour les fascistes, la mort sur le champ de bataille est un honneur, et l’islam voit le jihad comme une fin en soi. Dans le Coran, “Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent et ils se font tuer” (Attawba 111), et dans un hadith authentifié, Mohammed a dit : “Quiconque meurt sans avoir combattu et sans en avoir jamais eu le désir meurt en ayant l’un des traits caractéristiques de l’hypocrisie” (1341, Mouslim).

Ensuite, ils se ressemblent dans la structure. L’idée des milices comme moyen de protéger l’idéologie et effrayer les ennemis — “Et préparez contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre”, (Al Anfal, 60) —, et le principe du guide suprême, un chef inspirant, infaillible, incritiquable et sacré, un Führer ou un Duce, que les musulmans ont en la personne du Prophète.

Enfin, ils partagent les mêmes buts : la domination mondiale et la rééducation de la société, car pour eux cette entité est perverse. L’islam et le fascisme ne font pas de différence entre l’individu et la société, ils se mêlent des détails les plus précis de la famille nucléaire et veulent la ramener à son état pré-moderne, avec l’homme comme chef de famille et une distribution traditionnelle des rôles entre les deux sexes.

Dans votre livre, vous soutenez que Hassan El Banna s’est largement inspiré d’Adolf Hitler dans sa conception de la confrérie des Frères musulmans. En quoi se manifeste cette influence ?

Par exemple, après la création de leur confrérie en 1928, les Frères musulmans ont constitué des milices calquées sur les modèles nazi et fasciste, et il y avait des similitudes non seulement dans l’idéologie, mais aussi dans l’organisation. Les scouts de Hassan El Banna, — qu’il appelait les “Jawala”— ont été inspirés par les jeunesses hitlérienne et mussolinienne, si bien que ses membres portaient eux aussi des blouses brunes et noires. Hitler parlait de “Weltherrschaft” (domination du monde), et El Banna de “Oustadiyat al âalam” (le professorat du monde). Ali Âachmaoui, ex-chef des renseignements secrets des Frères, a écrit dans ses mémoires (L’histoire secrète des Frères musulmans, publié en 2006, ndlr) que cet organe a été inspiré à El Banna par la Gestapo.

Est-il vrai que Hitler s’était converti à l’islam et a adopté le nom de Hadj Mohammad Hitler ?

Les Frères musulmans jouaient sur tous les fronts. Tantôt ils le faisaient avec les Britanniques, tantôt avec les Allemands. Ils ont fait la propagande d’Hitler en Égypte en répandant la rumeur sur sa conversion à l’islam. Ils ont aussi dit qu’il a effectué son pèlerinage à La Mecque en secret, qu’il s’appelait désormais Hadj Mohammad Hitler et que, quand il prendra Le Caire, il épargnera les mosquées puisqu’il est un musulman, et donc un unificateur, et son but est de mettre fin à l’occupation britannique. Et mon livre comporte les références qui prouvent la coopération directe entre les Frères et les nazis.

Vous dites aussi qu’il y avait un but commun entre les Frères musulmans et les nazis consistant à affaiblir la présence britannique en Afrique du Nord. Quel était leur vrai projet dans la région ?

Les Frères musulmans voulaient s’étendre, et pour ce faire, ils étaient prêts à collaborer avec le diable lui-même. Et, malheureusement, ils ont réussi. Si le PJD existe au Maroc et Ennahda en Tunisie, c’est parce qu’ils sont les produits de ce vieux projet d’expansion.

Aujourd’hui, comment les Frères musulmans voient-ils leur relation avec le nazisme ?

Ils ont changé de couleur. À l’apogée du fascisme et du nazisme, Hassan El Banna couvrait d’éloges Hitler et Mussolini et admirait leur manière de mener leurs peuples vers la victoire et la grandeur. Mais à partir de 1948, il s’est mis à qualifier les deux mouvements d’échecs, et à répéter que la solution ultime était l’islam. Lors d’une conférence en Allemagne, une personne du public a demandé à Tariq Ramadan s’il était vrai que son grand-père était l’ami d’Amin Al Husseini et un grand admirateur d’Hitler, il a nié tout en bloc. Il se trouve qu’une photo datant de 1927 sur laquelle Hassan El Banna et Amin Al Husseini posaient ensemble figurait dans les archives du site des Frères ikhwanonline.info. Au lendemain de cette conférence, cette photo a été supprimée. Amin Al Husseini a une très mauvaise réputation en Europe, c’est un criminel de guerre qui a échappé à la punition en se réfugiant en Égypte.

Que pensez-vous de Tariq Ramadan ?

Tariq Ramadan essaie de moderniser l’idéologie de la confrérie en disant qu’elle n’est pas incompatible avec la démocratie. Mais ce système a été vivement critiqué par El Banna dans Rissalat Annour (La lettre de la lumière), où il a exhorté le roi Farouk à dissoudre tous les partis politiques de peur qu’ils n’attisent la fitna dans la nation. Il lui a dit qu’il ne devait rester qu’un seul parti, celui de l’islam et d’Allah. L’idée du parti unique est un autre point commun avec le fascisme. Les Frères refusaient catégoriquement la démocratie, jusqu’à ce qu’ils découvrent que le seul moyen d’accéder au pouvoir était à travers les urnes.

Comment jugez-vous la manière avec laquelle l’Occident gère le radicalisme islamique ?

C’est un mélange d’intérêt, de peur et de naïveté. L’intérêt politique et économique entre l’Occident d’un côté, et les pays du Golfe, la Turquie et l’Afrique du Nord de l’autre. La peur du terrorisme et la crainte que les musulmans qui vivent déjà dans ces sociétés occidentales ne servent de cheval de Troie à des dirigeants islamistes comme Recep Erdogan. À titre d’exemple, face au refus des Pays-Bas de permettre à l’AKP de mener sa campagne électorale sur son sol, un membre du parti islamiste turc avait déclaré que “les Pays-Bas ne comptent que 48 000 soldats, mais il y a 400 000 Turcs sur place. Nous pouvons facilement envahir le pays pour peu que nous le décidions”. La gauche occidentale est devenue extrêmement naïve, elle considère ces islamistes comme des opprimés, et croit en leur discours de victimisation. Ces gens-là attaquent mes écrits plus que les musulmans eux-mêmes, ils me traitent de raciste alors que je critique les idées, pas les groupes ethniques. D’ailleurs, les musulmans ne sont pas un groupe ethnique homogène.

À chaque caricature ou critique, les musulmans dans le monde réagissent de manière violente. Quelle est l’origine de cette hypersensibilité ?

Il y a un énorme décalage entre notre identité fantasmée et notre réalité objective, entre notre passé et notre présent. Nos livres d’histoire nous font croire que tous les musulmans sont des Saladin, des Qutuz et des Tariq Ibn Ziad. Des chevaliers vaillants — mashallah — capables de conquérir l’Andalousie et l’Afrique du Nord, et qui ne sont que virilité, jeunesse et fierté. La vérité actuelle c’est la pauvreté, le déni, l’ignorance et la frustration sexuelle. Nous n’arrivons pas à accepter notre nouveau rôle. Allah a dit que nous sommes “la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes”, alors comment osent-ils se comporter avec nous de la sorte ? D’autant que le Coran et le Hadith ont implanté dans nos têtes cette idée du mécréant sale qui veut éteindre la lumière de Dieu.

Croyez-vous en la possibilité d’une réforme de l’islam ?

S’il était possible de réformer l’islam, on l’aurait fait il y a des siècles. L’islam est une entité ultra-sacralisée, qui oserait réformer la parole d’Allah ? De plus, il n’y a pas d’autorité centrale responsable de l’islam, comme c’est le cas pour les Églises catholique et orthodoxe. La religion est devenue notre unique source identitaire, et il y a une forte volonté de la préserver. L’islam est fondamentalement incompatible avec la laïcité, car c’est un héritage qui mélange la religion avec l’économie, la politique et le militarisme, et il complique les relations avec quiconque n’est pas musulman. Et, personnellement, je ne crois pas en la salvation collective. Ce que nous pouvons réformer en revanche, c’est la pensée individuelle. Si nous considérons l’islam comme un supermarché, nous ne pourrons pas améliorer l’endroit ou ses marchandises, mais nous pouvons améliorer le comportement du consommateur de sorte qu’il ne choisisse pas les produits périmés.

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  23 Responses to “Hamed Abdel-Samad: “S’il était possible de réformer l’islam, on l’aurait fait il y a des siècles””

  1. “Si nous considérons l’islam comme un supermarché, nous ne pourrons pas améliorer l’endroit ou ses marchandises, mais nous pouvons améliorer le comportement du consommateur de sorte qu’il ne choisisse pas les produits périmés.”
    Tout est dans la dernière phrase. Qu’y a-t-il de bon dans le coran ? Qu’y a-t-il qui ne soit périmé ? Il est bon à mettre au cabinet, aurait dit Molière.
    L’auteur est encore un naïf. Si le consommateur choisit les produits périmés, c’est qu’il aime ça ! Les musulmans n’aiment pas le frais ! Ils préfèrent la pourriture !

    • Oui cette hypothèse d’un coran expurgé de sa violence que défend l’auteur et sami aldeeb est irréalisable. Irréalisable car les arabo-musulmans sont des gens très ” zélés ” , ils sont très orgueilleux et aiment le combat, la confrontation. Si le coran et le fondamentalisme revient en force , c est qu’il correspond en tout point à ce que sont ces gens-là. Ils n’accepteront JAMAIS un livre saint expurgé car le coran et la sunna est un block inattaquable, ils sont capables de tuer des enfants pour une caricature de mahomet c est dire le niveau..

  2. Comme tout ex-musulman lucide, Hamed Abdel-Samad a sa tête mise à prix par une ou plusieurs fatwas.
    Ce n’est donc pas qu’un naïf, mais il joue un peu avec le feu, forcément. Il a une émission de télé sur Youtube : Box of islam. Il est donc sous les feux de la rampe. On lui souhaite longue vie. On ne voudrait pas qu’il lui arrive malheur à cause des cinglés de l’islam. Mais on les connait. On sait bien qu’ils sont légers avec la vie en général, et celles des apostats en particulier

  3. Nicolas écrit: “cette hypothèse d’un coran expurgé de sa violence que défend l’auteur et sami aldeeb est irréalisable”.

    Comme vous le savez, j’ai procédé à la publication du Coran par ordre chronologique.
    Mon but est de faire découvrir “aux gens normaux” comment le Coran s’est transformé – ce qu’on ne voit pas avec l’édition habituelle, et “aux adorateurs de Mahomet” que leur livre est confus. Rien qu’en leur démontrant qu’on peut lire le Coran autrement, obligera ses derniers à réfléchir. La suite suivra.

    Toucher au Coran c’est comme mettre de la dynamite dans les fondations de l’islam.
    J’aime l’image du voleur d’une corde. Il prétend qu’il ne fait que voler une corde… mais en réalité ladite corde est attachée à une caravane de chameaux.

    Vous pouvez aussi utiliser l’image d’une clé. Pour prendre possession de ce qui se trouve dans une banque, vous pouvez démolir les murs. Mais vous pouvez aussi utiliser une petite clé qui ouvre les portes.

    Traduction française du Coran Amazon https://goo.gl/wIXhhN
    Édition arabe gratuite https://goo.gl/MzdTib
    Édition arabe papier Amazon https://goo.gl/nKsJT4
    English translation Amazon https://goo.gl/wQ6Twq
    Linguistic errors in the Koran free https://goo.gl/rPXIuB
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    • Très sérieusement lorsque vous vous rendez compte que des chrétiens continuent de croire aux fables des Evangiles, je doute que les musulmans soient plus réceptifs à vos remises dans l’ordre des versets coraniques, d’autant plus que Mahomet est la figure principale de l’islam, à égalité avec Allah.

      Sur les fables chrétiennes:

      http://enigmej.free.fr/table%20des%20matieres.htm

      Pour en revenir à Hamed Abdel-Samad, ARTE a consacré une émission sur les musulmans d’Europe en deux parties, la première consacrée aux musulmans d’Allemagne

      https://www.youtube.com/watch?v=sG7SeLsyPvc

      la seconde aux musulmans de Belgique, de France et d’Espagne:

      https://www.youtube.com/watch?v=4YVy9gEdSsw

      Hamed Abdel-Samad parle de post-musulmans, c’est-à-dire de musulmans qui s’éloigneraient de la partie archaïque de l’islam tout en affirmant que l’islam n’est pas réformable. S’il ne l’est pas, cela signifie qu’il y aura toujours des individus qui y verront leur intérêt à perpétuer cette saloperie d’idéologie socio-politique matinée de religion. Il y a quand quelque chose d’attirant dans cette pseudo religion, c’est ce culte à la violence, à l’infériorisation de certaines catégories de personnes (femmes, mécréants) avec le droit de disposer de leur vie comme bon vous semble, le droit de s’approprier ce qui ne vous appartient pas et que vous êtes incapable de produire.

      J’invite à voir, ou à revoir, cette émission où l’invité est Waleed Al Husseini, cet apostat de l’islam devenu athée:

      https://www.youtube.com/watch?v=HzSKEv594-A

      Quelques phrases de Waleed que nous pouvons retenir:

      “Je respecte les croyants mais je hais de toutes mes forces leurs chefs et l’idéologie qu’ils prônent.”

      “Je suis parvenu à la conclusion que les religions ont d’abord été inventées pour servir des intérêts politiques.”

      • Divico écrit:
        “je doute que les musulmans soient plus réceptifs à vos remises dans l’ordre des versets coraniques, d’autant plus que Mahomet est la figure principale de l’islam, à égalité avec Allah”.

        Je reçois quotidiennement des témoignages de musulmans qui ont quitté définitivement l’islam… Je pourrais vous dire encore plus, mais je préfère me taire.

        Les musulmans ne sont pas plus idiots que les autres. Simplement ils étouffent sous une chape de plomb. Soyez certains que le salut des musulmans proviendra des musulmans eux-mêmes… Il suffit de leur ouvrir les yeux.

        Les musulmans sont extrêmes en tout: lorsqu’ils sont dans l’islam … et lorsqu’ils quittent l’islam. Et lorsqu’ils quittent l’islam, ils deviennent impitoyables envers leur religion d’origine. J’en connais un bout… puisque je leur fait chaque semaine deux enregistrements (d’environ deux heures chacun) en arabe sur les erreurs et les sources du Coran…. sur des chaînes créées par des ex-musulmans agnostiques ou athées. Si j’avais le temps, je pourrais leur faire chaque jour un enregistrement.

        Ne perdons donc pas l’espoir avec les musulmans…. Je me fais surtout des soucis avec les occidentaux qui ressemblent de plus en plus à des poules mouillées. Mes articles véhéments presque quotidiens en arabe sur un forum arabe (http://www.ahewar.org/m.asp?i=5388) reçoivent chaque jour environ 10’000 visites… et aucun journal occidental n’oserait publier ces articles.

        • Merci monsieur Aldeeb, vous êtes un phare !

        • Le site auquel vous renvoyez est très plaisant pour les non arabophones. Quand l’ordinateur propose une traduction, c’est encore plus drôle, surtout les échanges que vous retranscrivez.
          Il y est questions du coran, du ou des prophètes, de Dieu, des animaux, de la santé mentale, de la constipation, ou de la quantité de vin que vous buvez.
          C’est assez drôle, dans l’ensemble et on dirait que vous essayer de convertir les musulmans à l’humour, domaine où ils ne sont pas des champions !

      • La thèse mythiste, largement rejetée par la recherche historique universitaire, ne trouve guère qu’une place marginale sur Internet par le biais d’amateurs brouillons et peu éclairés, tout à fait étrangers au milieu académique, dont votre ingénieur, Patrick DUPUIS, qui reconnaît d’ailleurs n’avoir aucune formation historique mais, un rien présomptueux, s’excuse du trouble que ses analyses pourraient occasionner chez les croyants. Il y a ceux qui croient à tout, et ceux qui ne doute de rien…

      • Vous avez tort, à plus d’un titre, de casser du sucre sur les “fables des Évangiles”. Si l’on peut faire un reproche aux chrétiens, c’est de ne pas s’en inspirer assez.
        C’est le contraire pour le coran : il faut féliciter tous les jours les musulmans de ne pas suivre leur coran. S’ils l’appliquaient tous les jours, nous ne serions plus là, ni l’un ni l’autre, pour en débattre !

      • Divico, inviter les musulmans à devenir Athées est une bonne chose car beaucoup ne se reconnaissent plus dans l’islam pas plus qu’ils se reconnaissent dans le christianisme. D’ailleurs la plupart ne croient plus au paradis ou à l’enfer.

        Devenir non croyant serait une nouvelle chance pour l’évolution de l’humanité ou le créationnisme à fait tant de mal. S’intéresser au bouddhisme peu faire avancer les musulmans et les autres. La philosophie bouddhiste est la moins dangereuse, assez bien adaptée pour qui veut quitter les religions et leurs fables pour mieux dominer l’ouaille et ce dès l’enfance.

        Profiter d’une personne en état de faiblesse, innocente est le propre des religions. mais bon, contentons-nous d’une croyance paisible.

        • Vous dites cela du bouddhisme parce que vous ne le connaissez pas et que vous imaginez qu’il s’agit d’une “religion athée”, que vous dénommez “philosophie” par défaut. Mais s’il est vrai que le bouddhisme, pour qui la spiritualité est essentiellement immanente, n’insiste pas sur la croyance en un dieu créateur, prétendre qu’il est athée n’a aucun sens compte tenu dans la perspective de la “réalité ultime”. Car si pour le bouddhisme le concept “dieu(x)” est “Samskāra”, ou “construction mentale”, et qu’il n’aborde pas la “nature” de dieu, il n’en professe pas moins l’ “état d’existence” divin, ce en quoi il s’agit d’un panenthéisme. Je vous laisse vérifier.

          • Théo j’en connais plus que toi sur le sujet ayant été assidu 10 ans avec un chamane Bouddhiste en formation, tu raconte tout et n’importe quoi. je n’ai jamais écrit ou imaginé que le bouddhisme était une religion d’Athée.

            Ta comprenaisie reste limitée malgré ton ordinateur.

          • Votre “chamane bouddhiste” aura mis une bonne lichette d’ayahuasca et de soma dans votre thé et vous n’êtes pas redescendu depuis. Je comprends mieux… En attendant, vous n’avez dit ni imaginé mais vous avez écrit “la philosophie bouddhiste […] pour qui veut quitter les religions et leurs fables […]”. Donc, selon vous, il s’agit bien de quitter des fables pour d’autres. Il me semble vous avoir très bien compris malgré la confusion du propos.

          • Chamane bouddhiste ? Qu’est-ce que c’est que ce truc-là, Noël ? Vous devez confondre, ou alors votre homme était un sibérien, samoyède, kète, toungouse, katchamdale ou yakoute ou je ne sais trop de quel autre peuple, sérieusement syncrétiste avec le bouddhisme de ses voisins bouriates ! Enfin, voisin de deux ou trois bons milliers de kilomètres quand même…

            Bref. Inviter les musulmans à devenir athées, c’est peut-être difficile pour beaucoup, car – pour ceux que je connais en tout cas – l’idée d’un monde sans dieu leur est trop étrangère.

            Par contre, au vu des conversions, dont on parle peu, au christianisme, il semble que cela convienne à un certain nombre.

            Peut-être que les musulmans de Thaïlande ou de Birmanie auraient plus de facilité à se convertir au bouddhisme, je ne sais pas ?

            De toutes façons, je pense qu’il faut faire feu de tout bois selon les personnes et les circonstances, le pire de tout restant l’islam et la religion aztèque, aujourd’hui disparue.

          • Spipou ! Le chamanisme sibéro-altaïque, via le Bön, a bien fusionné avec le vajrayāna tibétain. Leurs chamanes sont appelés Lhawa, et leurs chamanesses Lhamo. 

          • Enfin, j’apporte de l’eau au moulin de Théo : le bouddhisme ne conteste ni n’affirme l’existence de dieu.

            Selon Bouddha lui-même, l’existence de Dieu – et là je mets une majuscule dans la phrase de Bouddha, qui en parlait avec respect – est au-dessus des facultés d’entendement de l’intelligence humaine.

            Phrase qui me paraît la plus sensée jamais prononcée sur le sujet. Et quand on pense que ça a plusieurs millénaires ! Ca devait être un sacré bonhomme, ce Bouddha !

          • Vous êtes sûr que le Bön et le bouddhisme ont fusionné ? Il me semble qu’avant l’ouverture du Tibet au monde puis la conquête chinoise, les deux étaient sinon en guerre, du moins en chien-de-faïencerie. Mais je peux me tromper.

            D’après le récit de voyage de cet autrichien dont j’ai oublié le nom, la société tibétaine d’avant la seconde guerre mondiale était très intolérante et les châtiments allaient jusqu’à la peine de mort.

            Quoi qu’il en soit, c’est la toute première fois que j’entends parler de “chamane bouddhiste” !

            Peut-être qu’il y a, comme en Mongolie, un certain niveau de syncrétisme populaire, mais au niveau des initiés, on est soit chaman animiste, soit moine, mais certainement pas les deux à la fois. Enfin, me semble-t-il. Je crois que vos Lhawa et Lhamo sont plus animistes que bouddhistes…

          • Oui Spipou, c’est certain. Le syncrétisme a eu lieu lors de l’Ère de la fragmentation, au Xe et XIe siècles. Peut-être faut-il plutôt dire que Vajrayāna et Bön se sont réciproquement influencés, nonobstant les guerres et l’assassinat de Langdarma par un moine… Mais c’est bien exact.

          • Merci pour ces précisions.

            J’en sais moins que vous sur l’histoire du Tibet, mais ce que vous dites correspond à ce que j’avais lu.

            Comment s’appelle cet autrichien qui a écrit ce remarquable livre sur sa vie au Tibet pendant la deuxième guerre mondiale, déjà ? Je l’ai lu, mais j’ai oublié son nom (il y a eu un film, mais qui déforme complètement le livre, aucun intérêt, ce sont juste des belles images et des beaux sentiments pour le grand public).

          • Heinrich Harrer.

          • Merci.

            Vous avez lu son livre ? Il est magnifique !

          • Non, je ne l’ai pas lu. Tellement de choses à lire… J’ai vu “Sept ans au Tibet” avec le très solaire et blondin Brad Pitt, mais à part une photographie splendide, je suis resté assez indifférent. Je ne doute pas que l’ouvrage est autrement plus passionnant. Je m’y attarderai bien un jour et il sera rangé en bonne compagnie dans ma bibliothèque à côté d’Alexandra David-Néel, que j’ai un peu lue.

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