Sep 262016
 

Source

Co-auteur (traduction) GEORGI ENGELHARDT
chercheur à l’Institut des Etudes Slaves, Académie des Sciences de Russie

C’est pour répondre à cette question que, du 25 au 27 août 2016, environ deux cents savants sunnites du monde entier se sont rassemblés à Grozny sous la houlette du président de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. L’objectif affiché était de circonscrire le sunnisme contemporain, afin d’en démarquer les tendances et groupes qui perpètrent et encouragent des violences au nom de l’islam, ou qui apparaissent trop éloignés de l’enseignement institué en Egypte, au Maroc, en Tunisie et au Yémen. Depuis deux décennies, marquées notamment par les guerres en Tchétchénie, la problématique est redevenue sensible dans la Fédération de Russie1. En mai 2016, lors du sommet économique entre la Russie et des Etats de l’Organisation de la Coopération Islamique tenu à Kazan, une centaine de savants religieux, journalistes et experts s’étaient également réunis en tables rondes et l’une des suggestions des participants avait été d’éviter l’usage du terme « islamique » pour parler des « terroristes » de l’ « Etat islamique »2. L’ampleur du Congrès de Grozny a été tout autre. Au terme de la rencontre, deux documents ont été adoptés :

  1. Une fatwa en langue russe intitulée « Les signes inaliénables distinguant l’islam véritable de l’erreur ». Parmi différentes « sectes », quatre groupes ont été disqualifiés de manière spécifique : les « wahhabites », selon des acceptions précisées dans le document ; « l’État islamique » ; les Ahbaches, qui avaient pourtant reçu une reconnaissance officielle de la part d’al-Azhar vingt ans plus tôt et été, au contraire, qualifiés de « mécréants » par les wahhabites ; les réformateurs égyptiens dénommés « Gens du Coran » visés par al-Azhar pour avoir abandonné les principes fondamentaux de l’islam. C’est ce document dont la traduction intégrale est donnée ci-après.

  2. Un communiqué final en langue arabe, reprenant les conclusions et recommandations « les plus saillantes » à savoir : l’énumération des courants faisant partie des sunnites (asharites et maturidites se répartissant dans les quatre écoles juridiques) mais sans évoquer aucun des groupes mentionnés dans la fatwa en russe ; l’invitation à créer une chaîne de télévision en Russie afin de lutter contre « l’extrémisme » et le « terrorisme », à agir en ce sens par le biais des réseaux sociaux, à mettre sur pieds un centre de recherches en Tchétchénie dont le nom sera « Clairvoyant », à renforcer la formation des savants et la coopération des institutions sunnites, à conseiller aux gouvernements de soutenir les instances religieuses inscrites « dans la voie du juste milieu modéré » tout en mettant en garde contre le danger de certains jeux politiques, à favoriser une législation en vue d’interdire toute publication encourageant à la haine et à la division [fitna]3.

 

Fatwa sur les signes inaliénables distinguant l’islam véritable de l’erreur4

Au nom de Dieu, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux!

Louange à Dieu, Qui a choisi un de Ses serviteurs, et les « Suivants » dans la voie de la vérité et de la Sunna du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soit avec lui). Il leur a donné la bonté et la reconnaissance. Il leur a donné la lumière pour la guidance, leur a rendu claire la vérité de la religion et les a envoyés sur le droit chemin. Il leur a transmis les connaissances en vue de la victoire sur l’antithéisme et la diffamation.

La paix et la bénédiction de Dieu soient sur notre maître Muhammad—maître des fils d’Adam, qui a été soutenu par de vifs prodiges, des miracles, des signes explicites, lui ainsi que sa famille, ses Compagnons et ceux qui le suivent.

Chers muftis et savants de la Fédération de Russie, réunis au sein de la République Tchétchène, dans la ville de Grozny, pour participer à la conférence Mondiale des savants musulmans sur le thème : « Qui sont les Gens de la Tradition et du Consensus [Ahl al-Sunna wa-l-Jamâ‘a] ? Explication et description de la voie des Gens de la Tradition et du Consensus, de la situation des croyances, du droit musulman et du soufisme et [évaluation des] conséquences de ce qui est à l’écart de cette voie ». [Cette conférence] s’est déroulée du 22 au 24 dhû al-qa‘da 1437 année de l’hégire, ce qui correspond au 25‒27 août 2016.

Les savants s’accordent à dire que les Gens de la Tradition et du Consensus sont unis, fidèles et qu’ils représentent la religion dans ses trois principes fondamentaux : l’Imân, l’Islâm et l’Ihsân.

En lien avec l’Imân—la foi comme réalité sociale, les sunnites sont les asharites, selon l’imam qui est Abu al-Hassan al-Ash‘arî, et les maturidites, selon l’imam Abû al-Mansûr al-Matûrîdî. Ils partagent tous la croyance consistant à refuser d’admettre la ressemblance de Dieu avec Ses créatures, de permettre qu’Il soit corps, essence, masse, qu’Il constitue autre chose, que quelque chose puisse être en Lui. Il n’a pas besoin ni de temps, ni d’espace, il a les plus beaux noms et les plus sublimes attributs : « Rien n’est semblable à Lui, Il est l’Audient, le Clairvoyant. »

En lien avec l’Islâm—l’obéissance à Dieu, les Gens de la Tradition et du Consensus sont adeptes de quatre écoles juridiques [madhhab] : hanafite, malikite, shafiite, hanbalite.

En lien avec l’Ihsân—la sincérité, les sunnites sont ceux qui sont sur la voie de la morale et de l’amélioration de soi, spécifiée par les grands savants, à commencer par les imams soufis Abû al-Qâsim al-Junayd ibn Muhammad al-Baghdâdî, ‘Abd al-Qâdir al-Jîlâni, Muhammad Khawâja Bahâ al-Dîn al-Naqshbandî et les orientations de leurs justes héritiers.

Les Gens de la Tradition et du Consensus constituent sans aucun doute la grande majorité de la nation [umma] islamique. Notre chemin dans la religion est la voie héritée de l’un des Compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soit avec lui) de génération en génération, jusqu’à ce qu’elle vienne jusqu’à nous. Il s’agit de la voie de la majeure partie du monde musulman. Guide à suivre, cette voie est enseignée à al-Аzhar en Égypte, à al-Qarawiyyîne au Maroc et à al-Zaytuna en Tunisie, et dans des établissements d’enseignement supérieur de la Syrie, de l’Irak, du Caucase du Nord, d’Asie centrale et d’autres pays. Celui qui a refusé là le bon et le vrai chemin, celui qui a dévié de la voie des Gens de la Tradition et du Consensus, a rejoint l’innovation et la confusion. Par conséquent, il doit se repentir de ses péchés en matière d’innovation et abandonner la confusion dans laquelle il demeure.

Sur la base des décisions de la présente conférence, fixant de manière inaliénable les termes des différences entre les Gens de la Tradition et du Consensus et les égarés, nous donnons cette fatwa aux musulmans de la Russie.

Inaliénables sont les signes des Gens de la Tradition et du Consensus, ils sont interdépendants des fondements : l’Imân, l’Islâm et l’Ihsân, et c’est pourquoi :

  1. En matière d’Imân, les Gens de la Tradition et du Consensus sont les asharites et les maturidites.

  2. En matière d’Islâm, ils sont les adeptes des quatre écoles juridiques : hanafite, malikite, shafiite, hanbalite.

  3. En matière d’Ihsân, ils sont ceux qui sont sur le chemin de la morale et de l’amélioration de soi, spécifié par les grands savants, à commencer par les imams soufis Abû al-Qâsim al-Junayd bin Muhammad al-Baghdâdî, ‘Abd al-Qâdir al-Jîlâni, Muhammad Khawâja Bahâ al-Dîn al-Naqshbandî et les orientations de leur justes mentors. L’imam al-Junayd al-Baghdâdî a dit à propos du soufisme : « notre chemin est limité à l’essentiel du Coran et de la Sunna ».

Cette voie bonne des Gens de la Tradition et du Consensus, c’est le chemin qui nous a été transmis depuis l’adoption de l’islam, et qui a été suivi jusqu’à ce jour, malgré l’apparition de sectes en contradiction avec les bases des Gens de la Tradition et du Consensus. Ces sectes divisent les musulmans, sème parmi eux le feu, la haine et le désordre, elles engendrent l’extrémisme et le terrorisme, elles répandent le sang des justes savants. En vérité, [les adeptes de ces sectes] se sont détournés de la vérité, ils sont sortis de la religion à la manière de la flèche délivrée à partir d’un arc. Ils sont, comme l’a révélé le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soit avec lui) des esprits non formés et ignorants, qui ne possèdent pas les connaissances.

Qui sont-elles, ces âmes de la secte de la modernité, qui sont apparus en Russie et dans d’autres pays ? Voici :

  • Les wahhabites, fidèles de Muhammad bin ‘Abd al-Wahhâb al-Najdî, pour lequel il est établi qu’il a accusé les musulmans d’incrédulité, qu’il les considérait comme ayant abdiqué la religion [murtadd] au point qu’il les a autorisés à les tuer. Cette secte a beaucoup d’autres noms communs.

    • On les appelle « al-taymiyya » en raison du fait qu’ils ont suivi de nombreux faux discours en matière religieuse d’Ahmad ibn ‘Abd al-Halîm bin Taymiyya.

    • On les appelle « salafistes » en raison du fait qu’ils se sont faussement classés dans la suite des vertueux prédécesseurs [salaf].

    • On les appelle aussi « al-madkhaliyya », en raison du fait qu’ils suivent les discours d’excommunication [takfîr] accusant les musulmans d’incrédulité, selon le discours de leur chef Rabî‘ ibn Hâdî al-Madkhalî.

    • On les appelle aussi « al-lâ-madhhabiyya » [ceux qui sont sans école juridique] parce qu’ils rejettent le fait de suivre ces écoles justes, ils ne se conforment qu’à ce que dicte leur esprit limité et leur mauvaise compréhension. Ils développent leurs idées en interprétant faussement un grand savant et imam des Gens de la Tradition et du Consensus : Ahmad ibn Hanbal.

  • L’« État islamique » [interdit en Russie par le Tribunal des affaires terroristes] : c’est une secte religieuse qui accuse toute la nation [umma] islamique d’être dans l’incrédulité, [ses adeptes] pratiquent la violence et les meurtres les plus inhumains. Les partisans de l’« État islamique » sont les kharijites de notre temps, en raison du fait qu’ils s’appuient sur des principes fondamentaux et des idées d’abord liés aux kharijites, accusant les musulmans de mécréance, considérant licite le sang versé de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Leur secte est loin de l’islam et de ses lois.

  • Les Ahbaches5 et les « Gens du Coran »6.

  • Et tous les sectaires qui ne sont pas sur la voie droite.

Cette fatwa est la réponse cohérente et consensuelle des muftis et savants de la Russie. Elle s’impose, de manière exécutoire, à toutes les organisations musulmanes sur le territoire de la Fédération de Russie.

Que la paix et la bénédiction de Dieu soit sur notre Prophète Muhammad, sa famille et tous ses Compagnons !

Publié dans la Fédération de Russie, en République de Tchétchénie, Grozny 24 dhû al-qa‘da 1437, de l’hégire / le 27 août 2016.

 

La rencontre et les documents publiés obéissent à trois logiques entrecroisées : l’une est propre à la Fédération de Russie, l’autre aux autorités musulmanes qui rivalisent en son sein, la troisième au sunnisme dans le monde. En 1999, la République du Daghestan a adopté une loi contre le « wahhabisme »7 mais, faute de définition, celle-ci n’a jamais été mise en application : le pouvoir politique dispose désormais, à l’échelle d’une république ou de l’ensemble de la Fédération, d’un outil lui permettant non seulement de cibler des groupes musulmans mais aussi d’étendre la législation nationale visant « l’extrémisme ». La Russie, qui compte une vingtaine de millions de musulmans, est le lieu de concurrences et parfois d’affrontements entre les différents pôles islamiques qui forment des savants religieux, des juges et des juristes, ainsi que des imams : dans le cas présent, les autorités tchétchènes, qui représentent une tendance de la confrérie Qâdiryya8 en lutte ouverte contre les groupes partis se battre en Syrie, ont pris une initiative qui leur donne un avantage pour devenir la référence majeure parmi les sunnites de la Fédération. Enfin, la présence du Grand Imam d’al-Azhar, Ahmad al-Tayyib, a conféré une portée internationale à l’événement, ainsi qu’au document final diffusé en arabe. Mais en l’état actuel de nos sources, il n’est pas possible de savoir si les acteurs arabophones ont eu accès au contenu de la fatwa en langue russe.

Quoi qu’il en soit, le congrès a été considéré comme une provocation par plusieurs acteurs majeurs du sunnisme contemporain. Les wahhabites ont réagi de la manière la plus prompte et la plus médiatique. Le Comité des Grands Oulémas saoudiens9 a dénoncé dans cette rencontre religieuse une entreprise au service du pouvoir de Moscou mêlant des intérêts politiques, militaires et financiers. Bien qu’adversaire des wahhabites sur de nombreux dossiers du fait de son appartenance à la mouvance des Frères musulmans, le shaykh égypto-qatari Youssef al-Qaradhâwî a repris l’accusation et l’a prolongée : le président de l’Union mondiale de Oulémas a qualifié le congrès de « nocif » et appelé à « ouvrir le feu contre l’Iran et ses queues [adhnâb], les milices telles que le Hezbollah en Syrie et les Houthis au Yémen »10. Dans une vidéo sur « youtube », le prédicateur koweïtien Nâîf al-‘Ajmî a critiqué le contenu du congrès pour avoir fait peser la suspicion sur une partie des sunnites à savoir les « gens du Hadîth connus aujourd’hui sous le nom de salafistes » et ainsi encourager la division de l’Umma au profit de « son ennemi »11. A Riyad, des demandes de rétorsion à l’encontre de l’Égypte ont été réclamées, mais sans inquiéter outre mesure les décideurs selon des spécialistes de géopolitique12 : le pouvoir saoudien a soutenu financièrement et diplomatiquement les militaires égyptiens depuis le renversement des Frères musulmans le 3 juillet 2013, une alliance renforcée par la participation de l’Égypte à la coalition arabe engagée par l’Arabie saoudite au Yémen en mars 2015.

Devant l’ampleur de la crise intra-sunnite13, al-Azhar a tenté de prendre ses distances, en affirmant que l’institution avait toujours œuvré en faveur du rassemblement des « Gens de la Tradition » sans chercher à écarter qui que ce soit et en indiquant que, dans son discours d’ouverture, le Grand Imam avait inclus les « Gens du Hadîth », ce qui devait s’interpréter comme un englobement des « salafistes ». La tenue d’un contre-congrès, dans un avenir proche, a été envisagée. Ces tensions et déchirements ouverts traduisent le désarroi actuel des élites savantes et juridiques sunnites qui ne disposent pas d’un organisme de concertation commun et qui ont toutes des liens organiques avec des pouvoirs étatiques. Quant au fond, elles se trouvent face à la triple difficulté de la concurrence d’autorités chiites elles-mêmes dépendantes d’agendas politiques à commencer par celui de l’Iran, des mouvements sunnites intégraux et violents (en particulier al-Qaïda et Daesh qui en émane) qui les mettent au défi de prouver que leurs discours et leurs actes ne sont pas conformes à l’héritage des « Gens de la Tradition et du Consensus », et de la défense de « droits de Dieu » dont ils savent que la déclinaison entre en contradiction avec les principes de liberté et d’égalité promus par les instances internationales, les démocraties libérales parlementaires et nombre d’ONG transnationales.


1 Alexei Malashenko, « Islam in Russia. Changes in the Kremlin’s Rhetoric », http://eng.globalaffairs.ru/number/Islam-in-Russia-17002, 23/09/2014.

2 « KazanSummit combats ISIS with counterpropaganda, education and symbols »,http://www.muslim.ru/en/articles/142/15568/?sphrase_id=7284, 20/05/2016.

3 « ننشر توصيات مؤتمر أهل السنة والجماعة المنعقد في الشيشان », en ligne sur le sitehttp://www.youm7.com/story/2016/8/28/%D9%86%D9%86%D8%B4%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D8%B5%D9%8A%D8%A7%D8%AA-%D9%85%D8%A4%D8%AA%D9%85%D8%B1-%D8%A3%D9%87%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%86%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%85%D8%A7%D8%B9%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D8%B9%D9%82%D8%AF-%D9%81%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D9%8A%D8%B4%D8%A7%D9%86/2861805, 28/08/2016 et, sous le titre

« البيان الختامي مؤتمر أهل السنة والجماعة ( جروزني، الشيشان ) روسيا الاتحادية », en ligne sur le site syrienhttp://www.naseemalsham.com/ar/Pages.php?page=readviestor&pg_id=55821&page1=1 30/08/2016.

4 Source: http://www.kavkaz-uzel.eu/articles/289047/. Texte traduit du russe par Georgi Engelhardt, chercheur à l’Institut des Etudes Slaves, Académie des Sciences de Russie, revu, annoté et présenté par Dominique Avon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Maine.

5 Mouvement libanais connu sous le nom d’Association de la Bienfaisance islamique, se réclamant d’un fondateur éthiopien, le shaykh ‘Abd Allâh ibn Yûsuf al-Shaybî al-‘Abdarî al-Hararî (http://www.msh-m.fr/la-maison/centres-heberges/centre-interdisciplinaire-d-etude/les-cahiers/anciens-numeros/No2-Transmission-traduction/Articles,127/Les-Ahbaches-Un-mouvement-libanais), et qui a essaimé dans plusieurs pays ou régions du monde, dont l’Ukraine et la Crimée.

6 Mouvement égyptien, fondé par le shaykh Ahmad Subhî Mansûr, qui dit avoir affronté successivement le « soufisme fondamentaliste » puis le wahhabisme au sein de l’Université al-Azhar, conflit qui le conduisit en prison pendant quelques mois en 1987. Proposant une réforme interne à l’islam, il publia par la suite plusieurs ouvrages et articles avant de développer un réseau via internet :

http://ahl-alquran.com/arabic/aboutus.php#g1

7 Miriam Lanskoy, « Daghestan and Chechnya : The Wahhabi Challenge to the State », SAIS Review, Summer-Fall 2002, vol. XXII, n°2, p. 167-192.

8 Voie initiatique fondée par ‘Abd al-Qâdir Jîlânî (m. 1166), au nord-ouest de l’Iran, voir Eric Geoffroy, Initiation au soufisme, Paris, Fayard, « L’espace intérieur », 2003, p. 156.

9 Sur cette instance créée en 1971, voir Nabil Mouline, Les Clercs de l’Islam. Autorité religieuse et pouvoir politique en Arabie saoudite, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, « Proche-Orient », 2011, p. 192-198.

10 ‘Alî Murâd, « جنون سعودي من «غروزني»: الوهابية رأس السُّنة ولتُحرق مصر », Al-Akhbâr, http://www.al-akhbar.com/node/264250, 03/09/2016.

12 Mohamed Saied, « Is Egypt-Saudi love affair on the rocks ? », www.almonitor.com, 13/09/2016.

 Posted by at 22 h 49 min

  2 Responses to “« Qui sont les sunnites ? » Polémique autour d’un congrès et de deux documents”

  1. […] http://www.voltairenet.org/article194918.html (2) Qui sont les sunnites ? Polémique autour d’un congrès et de deux documents (3) 06 février 2015 Actualités, DéclarationsFraternité d’Abraham. Discours du Maréchal […]

  2. Tout faire pour conserver un islam religieux, le bel islam face aux occidentaux, qui, dans leur abêtissement et leur ignorance y croient dure comme fer. Ils ont leurs petits soldats et lèches cul pour cela.

    Si mahomet est un exemple, c’est la confirmation qu’il faut stopper pâr tous les moyens cette expansion islamique, puis l’interdire et interdire ce coran et autres bouquins en rien révélés.

    De toute façon l’ange Gabriel étaient saoul dans la tête des croyants qui eux-mêmes s’étaient drogués à d’autres substances hallucinogènes, alors…..

    Les religions s’appuient sur ce fantôme afin de cacher la vérité sur leurs liens avec les seigneurs et royautés de tous poils. Tromper, manipuler, dissimuler et semer le doute dans la tête des croyants. c’est le travail principal des religieux. Chacun son roi, son prophète et ses fables, la guerre est là pour résoudre temporairement les conflits, c’est régulier depuis les Pharaons.

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