mai 132012
 

Source: L’auteur de l’article mentionne notamment que la moitié des enfants du Pakistan souffrent de malnutrition. Il faudait encourager le Rapporteur de l’ONU sur la malnutrition à s’intéresser aux enfants pakistanais et à écourter sa mission inutile et coûteuse … au Canada !

Fatwa_against_fatwa
Il y a tant de choses à faire au Pakistan que l’on ne sait plus par où commencer. Le pays traverse présentement la pire crise énergétique de son histoire ; la sécurité alimentaire fait cruellement défaut, comme jamais auparavant, et près de la moitié des enfants du pays souffrent de malnutrition.

Or à ce moment critique de notre histoire, des individus émettent des fatwas et promeuvent la misogynie et l’obscurantisme contre l’hygiène, l’éducation, la santé et le progrès. … Maulana Abdul Halim de la Jamiat Ulema-e-Islam-(Fazlur Rehman), un ancien député, a émis une série de fatwas misogynes exposant clairement quelles doivent être les priorités de ses adeptes politiques et religieux. Il a décrété que l’éducation formelle des filles est contraire à l’islam. Comme si cela ne suffisait pas, il a fustigé les parents du district de  Khyber-Pakhtunkhwa Kohistan qui envoient leurs filles à l’école et leur a demandé de mettre fin à leur éducation sous peine de brûler en enfer pour l’éternité.

Sa fatwa ajoute que toutes les ONG travaillant dans la région sont des « bastions d’impudeur ». Il a reproché aux femmes travaillant dans ces ONG de sensibiliser les femmes de la région aux questions de santé et d’hygiène, et a appelé les hommes de la région à épouser celles d’entre elles qui ne sont pas mariées, de force si nécessaire, pour qu’elles restent à la maison.

Bref, dans un sermon du vendredi, un ancien député a émis des fatwas incitant à la haine d’un groupe de personnes (les travailleuses des ONG) et nié à la moitié de la population son droit constitutionnel à l’éducation, et personne n’a levé un sourcil hormis une poignée de blogueurs et de tweeters. … S’il ne s’agissait que d’une seule fatwa, et d’un seul imam d’une région reculée, nous pourrions l’ignorer. Hélas, nous produisons une fatwa après l’autre sans réaliser ce que le reste du monde pense de nous.

Dans un pays comme le nôtre qui ne peut se permettre aucune forme d’aventurisme, le recours aux fatwas pour transmettre des messages est une pratique des plus dangereuses. Cette pratique non seulement engendre une vision étroite et rigide des enjeux, mais elle écarte toute possibilité de dialogue, de débats et de consultation, faisant de nous une société de plus en plus « attardée » et intolérante.

Source : Our stunted society, par Tazeen Javed, Tribune.pk, 11 mai 2012. Extrait traduit par Poste de veille

Rédigé le 12/05/2012 dans International, Paroles de musulmans/ex musulmans | Lien permanent

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