fév 242012
 

Remarque de Sami Aldeeb: Je me permets de vous présenter ce texte qui nous vient d’une berbère pur sang. J’espère qu’elle nous écrira souvent. Je la remercie d’avance. Tous ses textes seront dans la catégorie portant son nom.

Est-ce une chance ou bien une calamité ? Qu’on le veuille ou non, nous sommes plongés dans un monde de plus en plus médiatisé, saturé d’information. Nous sommes au courant de tout, à tout moment, à toute vitesse, sans que nous puissions vérifier la réalité des faits et juger la valeur des opinions émises, aussi diverses que contradictoires. Qui oserait alors, à propos de telle ou telle question, intervenir au beau milieu d’une conversation ou d’un débat, en prononçant simplement ces quelques mots: « Moi, je n’en dirai rien, car je ne sais pas. » C’est à dire: « Mon jugement sur ce point n’est pas suffisamment formé. Je manque des éléments nécessaires pour me faire une opinion juste. » Il faut quelque courage pour se singulariser de cette manière, devant ceux qui, sans la moindre prudence, s’imaginent avoir la science infuse. Afficher sans complexes son ignorance n’est pas un signe de pauvreté d’esprit, voire de bêtise. Bien au contraire, c’est, avec sincérité, donner une preuve d’intelligence et de discernement.

Il faut même de l’audace, et du culot, pour bloquer les bavards impénitents en suggérant d’une voix posée: « Pourriez-vous, s’il vous plaît, préciser votre pensée en nous donnant le sens exact des mots que vous venez de prononcer ? » Généralement, il s’agit de mots abstraits qui sont au cœur de tous les débats politiques, sociaux, économiques, culturels, religieux, philosophiques, etc. Des notions qui varient selon la définition qu’on leur attribue, et selon la couleur idéologique dont on les teinte. C’est grave parce qu’elles mettent en jeu notre sort commun: la Liberté, la Nation, la Constitution, les fondements du pouvoir, l’Histoire, l’Éthique, la Morale pratique, la Foi. Bref, tous les thèmes dont la presse, la radio, la télévision et les hommes politiques ne cessent, comme il est juste et nécessaire, de nous entretenir quotidiennement. En outre, observons que l’urgence de « servir chaud » , le harcèlement d’une actualité-spectacle, les sondages express bousculent le temps nécessaire à la réflexion.

Enfin, si vous ne craignez pas de vous tailler une réputation de pédant et même d’enquiquineur que l’on n’invitera plus jamais, n’hésitez pas à réclamer un Dictionnaire de langue française pour définir exactement sur quoi l’on prétend raisonner.

Le drame est que plus on se détourne de la réalité des faits et du sens exact des mots, plus l’amour-propre s’exacerbe. La passion s’en mêlent. Il ne s’agit plus de chercher de bonne foi la vérité, mais de triompher en jouant le rôle le plus avantageux. Comme un acteur charge son personnage pour sauver la pièce et sa réputation.

Ces travers qui poussent les hommes à préférer leur opinion plutôt que le réel, ne datent pas d’hier et de l’influence grandissante des médias. Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu’ils portent sur les choses. Le métier des intellectuels est de remuer toute chose sous leurs signes, noms ou symboles, sans le contrepoids des actes réels. Il en résulte que leurs propos sont étonnants, leur politique dangereuse, leurs plaisirs superficiels. Les conséquences peuvent être redoutables. Quand la passion fait fi des réalités, elle engendre la suspicion à l’égard de tout homme qui pense autrement. Elle devient inquisitoriale. Celui qui exerce un jugement libre, équilibré, soucieux de preuves mieux établies, devient suspect. On ne discute pas ses idées, on le soupçonne d’être guidé par des intentions obscures et perverses. Chaque citoyen devient une victime. Les idées sont fusillées. La démocratie est bafouée.

Pour sortir de la confusion, et secouer notre naïveté il faut savoir que: combien de temps encore les politiques si prompts à déléguer le pouvoir dont ils ont été investis par onction du suffrage universel, se laisseront-ils enivrer par ces déluges de chiffres invérifiables, de rapports abscons, d’études amphigouriques et de prédictions approximatives dont les gavent les futurocrates, et comme le dit le vieil adage judiciaire: « Un expert, c’est une opinion, deux experts, c’est la contradiction, trois experts, c’est la confusion. »

Havisham DeBeauvoir

  36 Responses to “Havisham DeBeauvoir: Moi, je ne sais pas. Et vous ?”

  1. Magnifique! Elle a tout compris!

    C’est un article qui ne peut être contesté car est rempli de vérité!!

  2. Tellement rempli de vérités qu’il suffit d’ouvrir un coran, ou une bible, et de constater qu’il y a des appels aux meurtres. Dans la bible, ce sont des peuples aujourd’hui éteints qui sont appeler à subir les affres de yahvé, dans le coran, les populations qui sont appelées à être soumises ou exterminées existent bel et bien, et les exemples que les préceptes du coran sont suivis à la la lettre ne manquent pas.

    • Vous pouvez comprendre, je le pense Divico, que ce Dieu aimant, pressenti dans la première alliance, mais à qui la plume de l’homme du temps, anthropomophiste, prête des sentiment humains, guerriers et vengeur, puisse pour certains dont vous n’êtes certes pas, venir se révéler Lui-Même, dont les prophètes furent souvent mis à mort à vouloir s’opposer à cette vision réductrice, pour Se montrer à nous, dans Son Parfait Accomplissent acquis de toute éternité.

      2 Corinthiens 3:4-14 S21

      Telle est l’assurance que nous avons par Christ auprès de Dieu. Je ne dis pas que nous soyons capables, par nous-mêmes, de concevoir quelque chose comme si cela venait de nous. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux au point que les Israélites ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Moïse à cause de la gloire dont il rayonnait et qui, pourtant, était passagère, combien le ministère de l’Esprit sera plus glorieux! En effet, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est bien plus glorieux encore. Et même, de ce point de vue, ce qui était glorieux a perdu son éclat à cause de la gloire qui lui est supérieure. En effet, si ce qui était passager a été marqué par la gloire, ce qui est permanent sera bien plus glorieux. Puisque nous avons une telle espérance, nous faisons preuve d’une grande assurance. Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour que les Israélites ne fixent pas les regards sur la fin d’une réalité passagère. Mais leur intelligence s’est obscurcie. Jusqu’à aujourd’hui en effet, le même voile reste lorsqu’ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas parce que c’est en Christ qu’il disparaît.

    • Or, rien de tel dans le coran, mortifère, toxique, léthal, sans espérance, ni charité, ni part des choses, en quoi que ce soit, jamais susceptible d’être interpréter, figé dans la mort de la lettre, étranger à la vie de l’Esprit, du début à la fin . Merci de vous efforcer à faire la différence.

      Avant de poster ce message, je vois que le ciel me fait un signe avec le code captcha qui lui est attribué, mais je garde ce secret pour moi.

      Bon dimanche, frères et soeurs.

    • Quand vous aurez vraiment compris ça (à force de le répéter, ça viendra peut-être), vous cesserez de rabâcher, vous laisserez l’ensemble de ces âneries derrière vous et vous vivrez votre vie avec votre vrai sourire sur le visage. Dans cette vision, Jésus n’est nécessaire qu’à cause des excès antérieurs. Et en restant bloqué sur Jésus tel que l’Église le présente, vous prêtez vie à ces excès aussi, puisqu’ils sont censés participer de l’intervention divine. Comprenez enfin, et allez de l’avant. Ou au moins cessez de nous raser. Vous n’êtes pas censé traverser un désert, en ce moment?

    • Une dernière chose. Lundi, j’accueille un nouveau collègue, excellent jeune BTS prometteur, dont les prénom et nom arabes signifie « Dieu entendra le vertueux ». Je ne le connais encore que de vue, j’ai vérifié sans qu’il le sache. Il est musulman. Je serai chaleureux et je verrai s’il est bien nommé. Il a des yeux francs et honnêtes. Cette rencontre promet.

      Sans rire, ça recommence avec le captcha… J’arrête, ça commence à me foutre les chocottes.

      Salut à tous !

    • C’était un bref passage… Une carte postal, Nénesse… Ne vociférez pas, La Rose de Lucerne… Rangez vos épines… Je vais à la Messe. Ciao !

    • C’est ça, et souvenez-vous: la vertu de son dieu n’est pas celle du vôtre. Même s’il fait les mêmes grimaces que vous pour en parler.

      Oh mon dieu, j’ai un de ces captcha… « vaudevilles. sePorte »

      • Moqueur…! Au moins là, vous êtes drôle avec captcha… On a parlé de vous, tiens, dans l’homélie…. C’était gentil… À plus.

      • Maintenant que j’ai fini ma pizza, et que vous m’en donnez l’occasion, chère bonne âme, j’en profite, mine de rien, pour faire la promotion des auteurs truculents de mon beau pays, en recommandant « Sophie, ou la malade, qui se porte bien », comédie en 3 actes, mêlée de vaudevilles, par Louis-Emmanuel-Felicite-Charles Mercier Dupaty, marin trivial qui dira, entres autres conneries, que les français adorent:

        « Avant vous je monte à l’autel,
        Mon âge seul peut y prétendre,
        Déjà vous êtes immortel,
        Et vous avez le temps d’attendre. »

        à Victor Hugo… défait par lui à l’Académie…

        J’aime presque autant que la Bible…

        http://books.google.fr/books/about/Le_jaloux_malade_comedie_en_1_acte.html?id=Wo9LAAAAcAAJ&redir_esc=y

        :-)

        Tiens, mon captcha est « récissam »… Marrant…

      • Ça, pour faire les cons et poser votre cul sur tous les autels de fortune, vous êtes forts.

        Thrace. aculeze

  3. Thrace, on connait… Aculeze, « aiguille », en roumain… Un thrace sachant tout faire, les travaux d’aiguilles ne m’étonnent pas plus que cela… Pas davantage que « récissam » qui m’évoquait RECIDO, IS, ERE, CIDI, CISUM… Qu’est-ce donc, qui doive nous rendre aussi tranchants, et nous séparer à ce point…?! Je ne vois…

    Allez, je retourne au désert…

    +

    • Rien, c’est de l’entraînement, tout simplement. Vous croyez qu’on peut faire le con 80% du temps et gagner la guerre d’un éclat de rire, vous autres. Vous avez tort.

      détente mmulem

      • Vous dites des gros mots, Alain…?! Cela m’étonne… Votre éducation ne vous a pas tendu vers cela… Deux en une phrase, c’est trop…! Carême, merde…!!! ;-)… Détente mmulem…? Heuuuu… Va te détendre à Mulem…? Ne vous faites pas le syndrome de Stendhal, de Jérusalem, ou du voyageur, tout de même… Prenez garde… Et dites-moi, vous qui êtes de bon conseil, comment je dois accueillir mon musulman de lundi, sous ma formation… Avec une Vous dites des gros mots, Alain…?! Cela m’étonne… Votre éducation ne vous a pas tendu vers cela… Deux en une phrase, c’est trop…! C’est Carême, merde…!!! ;-)… On pourrait faire trêve… Demander mercy, comme on dit en françois… « Détente mmulem »…? Heuuuu… Va te détendre à Mulem…? Ne vous faites pas le syndrome de Stendhal, de Jérusalem, ou du voyageur, tout de même… Prenez garde… Et dites-moi, vous qui êtes de bon conseil, comment je dois accueillir mon musulman de lundi, Ismaïl, sous ma formation… Avec une Kalachnikov…? Impossible, je serais renvoyé… Donnez donc votre idée, voir…

      • Traitez-le bien, d’égal à égal, à part au niveau de la formation, et ne parlez pas de religion, du tout: s’il est vraiment musulman, vous serez toujours le con pour lui. Et s’il ne l’est pas vraiment, eh bien tout va bien. Donc: ne prenez pas le risque.

        « Thrace. aculeze » et « détente mmulem » étaient mes captcha, andouille.

        Humeur, itéesr

      • Et si lui commence à se branler avec sa religion, lance des la ilaha illa allah et des inch’allah, veut faire la prière et tout ça, dites-lui en aparté que tout ça vous dérange, parce que vous savez ce que ces prières contiennent et impliquent. Qu’il sente bien que ça va le désavantager sérieusement à vos yeux et que c’est lié au contenu sémantique de son fatras. Et s’il en tient compte, et seulement s’il en tient compte, alors faites un signe d’amitié.

  4. PS: Pour les autels de fortune, vous êtes prophète… au fait… Bientôt l’Église des Catacombes, vous disais-je… Dieu fasse que nous nous y trouvions, vous et moi, comme larrons…

    • - « Et si lui commence à se branler avec sa religion, lance des la ilaha illa allah et des inch’allah, veut faire la prière et tout ça, dites-lui en aparté que tout ça vous dérange, parce que vous savez ce que ces prières contiennent et impliquent. Qu’il sente bien que ça va le désavantager sérieusement à vos yeux et que c’est lié au contenu sémantique de son fatras. Et s’il en tient compte, et seulement s’il en tient compte, alors faites un signe d’amitié. »

      Et s’il vous demande de prier, soyez au contraire indulgent et bon avec lui.
      (Mais sachez qu’il ne sera sans doute pas le premier à parler de religion. Car généralement les musulmans n’ose pas poser cette question car ils connaissent déjà la réponse, car il est rare que les gens soit indulgent.)

      Soyez bon peut-être récolterez-vous le succès.

      • Mais non… Humblement, et au Nom du Dieu Unique, les musulmans sont privés de la réponse. Il m’est donné, et permis, non pas en mon pauvre nom, mais en celui de Jésus, de vous la transmettre, si vous le demandez. Bien à vous.

      • Je doute que vous ayez bien lu Michel! ;-)

        Un, votre prophète satanique lui a volé le Christ.

        Deux, votre prophète de haine appelle au meurtre, à la discrimination et à la pédophilie

        alors, je vois mal Michel prier allah avec un musulman. Mais les voies du Saigneur étant impénétrables, on peut s’attendre à tout.

    • Le monde entier, partout, est mille fois plus indulgent envers les musulmans et leur religion de haine que n’importe quel lieu musulman envers l’absence de religion. Et 100 fois plus pour les autres religions du livre. Mais le musulman ne connaît aucune limite dans l’hypocrisie et le mensonge quant il s’agit de religion.

      • On verra cas par cas… Rappelez-vous Samia…

      • Samia n’est pas musulmane. Elle a fait mille fois ce qu’il faut pour en sortir. Vous avez bu ou quoi?

        • Vous êtes sot, parfois.

        • Parfois, ce n’est pas grave…

          • Non… En effet… Il m’arrive aussi plus qu’à mon compte d’être très tête de con aussi… On n’est pas si étrangers…

          • Ma foi, honnêtement, quand je tente de me remémorer mes impressions pendant mes échanges sur ce blog, je peine à trouver une source de déception aussi constante et profonde que vous, Michel. À chaque fois que je m’adresse à vous, je dois craindre que vous puissiez penser que nous pourrions devenir amis. Et de toute évidence, nous ne faisons aucun progrès. Je vais m’efforcer de vous éviter désormais. Je me réjouis déjà du supplément de ciel bleu que j’en aurai.

          • Bah… Je ne m’en veux pas d’avoir essayé… J’aime votre talent… Je suis désolé de vous décevoir. Évitons-nous… puisque c’est vous qui le souhaitez.

            Portez-vous bien.

  5. Branler… Qu’est-ce…? Remuer de façon sismique…? Ismaïl ne m’a pas paru trop parkingsonien… À 23 ans, il doit bien faire comme vous dites… Mais sans plus… Normalement quoi… Je vous raconterai… Excellente expérience humaine… J’ai confiance… Je ne vous parlerai pas de l’islam, pour lequel nous avons la même aversion, quoi que vous disiez, mais de l’individu. +

  6. Je m’y essaierai, au Nom du Christ, et de ma simple curiosité de mon prochain, Hiadna. Lisez la Bonne Nouvelle, vous en serez transportée. Bonsoir.

  7. Hey les gars, à cause de vos bêtises « cette berbère pur sang  » comme le dit si bien Mr Aldeeb, il doit s’agir d’un cheval pur sang car chez les humains , il n’y a pas de pur sang, on voit ça à l’université au cours de biologie de première année, donc cette berbère pur sang ou barbare c’est ainsi qu’on les nomme ne vous écrira plus du tout.
    Que suis-je bête avec des sabots elle aurait du mal cette pauvre pur sang.
    Merci Mr. Aldeeb, professeur, ça ne suffit pas d’une seule université mais de plusieurs, donc Professeur DES universités, vous en avez loupé une où l’on vous apprend qu’il n’y a pas de pur sang dans l’espèce humaine. A moins que vous vous sentiez comme la réincarnation de l’âme de ce cher Adolf que j’eusse connu en 40 en Allemagne, je ne vois pas comment vous avez pu vous tromper à ce point.

    • Alors pas de réponse au fait que les races n’existent pas, alors qu’il s’agit seulement d’une invention d’un esprit arriéré et inférieur et perpétués par des imbéciles aux services de néandertaliens dégénérés de la mélanine.

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