oct 022011
 

Source:

http://www.tikkun.org/nextgen/circumcision-identi…

La comparaison entre cet article écrit par une juive religieuse orthodoxe farouchement opposée à la circoncision et notre article « Mutilations sexuelles et ordre moral (problématique et concepts de base de la lutte contre les mutilations sexuelles) » : http://pour-l-integrite-physique.blogs.nouvelobs.com/arch… montre bien les limites indépassables par une intellectuelle religieuse.

La circoncision est considérée comme la mitzvah (commandement) centrale du judaïsme. Même pour les juifs non-religieux, la circoncision continue d’être perçue comme le sine qua non de l’identité juive. Et pourtant, contrairement à tous autres sujets de controverse abordés par nous autres Juifs, celui de la circoncision ne doit pas être mis en cause. Nous pouvons discuter calmement de savoir s’il y a un D-(ieu) ou pas, si Dieu est masculin, homosexuel, féminin ou neutre, ou si les homosexuels devraient devenir rabbins. Cependant, remettre en question la circoncision, c’est passer la limite. Ce tabou, en soi, est révélateur de la solidité des sentiments qui entourent cet ancien rite, et de tout ce qui reste en dessous de la surface, dans un épais silence, là où de puissantes forces ont fusionné depuis des milliers d’années.

Pour tenter de comprendre le rôle de la circoncision dans le judaïsme, il nous faut explorer non pas simplement l’injonction biblique que nous trouvons dans la Genèse (17 : 10-12). Nous devons également nous concentrer sur les fonctions desservies par la mutilation sexuelle masculine - socialement, politiquement, psychologiquement et individuellement – afin de voir quels sont et à qui appartiennent les besoins invisibles qui sont satisfaits. Certaines de ces informations nous viennent de l’érudition, certaines ne peuvent provenir qu’en examinant les plus subtiles ramifications qui résultent de l’altération permanente des organes sexuels masculins.

La circoncision est loin d’être unique au judaïsme. Cependant, deux éléments distinguent la version juive de la coupure sexuelle masculine. Tout d’abord, dans le judaïsme, la circoncision est exprimée comme l’ordre divin qui scelle et perpétue l’alliance, la relation contractuelle et éternelle de D(ieu) avec le peuple juif. Ensuite, elle doit se faire le huitième jour de la vie du bébé. Mis à part ces identifiants uniques, la circoncision dans le judaïsme ressemble beaucoup aux rites de circoncision dans d’autres sociétés.

Ce que j’ai l’intention de faire ici est de montrer que la coupure d’une partie des organes sexuels d’un enfantest fondamentalement une affaire de genre et de pouvoir. Cela est vrai que l’ordre soit divin, tribal, laïque, ou pseudo-médical, et concerne les petites filles aussi bien que les petits garçons.

Pour ceux d’entre nous qui ont grandi avec la normalité de la circoncision des nouveaux-nés mâles, cela peut sembler hardi, voire même scandaleux. Comme Karen Ericksen Paige et Jeffrey M. Paige en font état dans leur livre, La politique du rituel de la reproduction, des nombreuses théories avancées pour tenter d’expliquer lesfonctions des rituels de reproduction, toutes conviennent que «les fins du rituel sont rarement, voire jamais l’objet d’une connaissance consciente. « …

Ces vingt dernières années, Miriam Pollack, membre d’une synagogue conservatrice, a plaidé, localement et internationalement, pour l’intactivisme. Elle est fondatrice/directrice du Centre pour l’alphabétisation & le langage de Boulder, Colorado.

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