juin 252011
 

Source: «Celui qui vient d’une autre société doit commencer par assimiler ce qui existe déjà: l’histoire, la langue, les symboles de reconnaissance, le mode d’existence, les valeurs essentielles telles que la laïcité, ensuite seulement il a le droit et même, dirais-je, le devoir d’apporter sa contribution, d’imprimer sa marque.»

Amine Maalouf, Entretien au Figaro en 2004.

Un feu d´artifice dans un ciel littéraire parisien structuré par le formalisme et les consensus mous. Pour la seconde fois, l´Académie française vient de désigner un heureux immortel, en l´occurrence, un autre Arabe. Après Assia Djebar, c´est le cas cette fois, de Amine Maalouf, romancier de talent. Les immortels montrent une nouvelle fois leur souhait de voir sous la Coupole, des écrivains d´origine étrangère après avoir élu en 1996 Hector Bianciotti né en Argentine, en 2002, François Cheng né en Chine. C e qui ne gâte rien l’écrivain Yasmina Khadra reçoit le prix de Littérature de la même vénérable institution. C´est à ces signes que l´on reprend espoir à savoir que les Académiciens dans leur ensemble sont en règle générale insensibles au discours ambiant politicien qui aurait fait par exemple qu´un Arabe aussi brillant soit -il, n´a aucune chance de faire l´objet d´un consensus pour son élection comme cela est arrivé à Amine Maalouf, élu avec 17 voix sur 24.

Qu´est au juste l´Académie française?

La vénérable institution a été fondée par Richelieu en 1635. Le rôle de l´Académie française est double: veiller sur la langue française et accomplir des actes de mécénat. La première mission lui a été conférée dès l´origine par ses statuts. Pour s´en acquitter, l´Académie a travaillé dans le passé à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous ceux qui pratiquent notre langue. Aujourd´hui, elle agit pour en maintenir les qualités et en suivre les évolutions nécessaires. Elle en définit le bon usage. Elle le fait en élaborant son dictionnaire qui fixe l´usage de la langue, mais aussi par ses recommandations et par sa participation aux différentes commissions de terminologie. La seconde mission – le mécénat -, non prévue à l´origine, a été rendue possible par les dons et legs qui lui ont été faits. L´Académie décerne chaque année environ, soixante prix littéraires. Mention particulière doit être faite du grand prix de la Francophonie, décerné chaque année depuis 1986, qui témoigne de l´intérêt constant de l´Académie pour le rayonnement de la langue française dans le monde.(1)

Qui est Amine Maalouf ?

Né le 25 février 1949 à Beyrouth, dans une famille chrétienne, Amin Maalouf est l´auteur de sept romans, de livrets d´opéra et de plusieurs essais, dont Les Identités meurtrières, paru en 1998, où il menait une réflexion sur les notions d´identité et d´appartenance, en corrélation avec la langue. Originaire de multiples patries, de coeur et d´hérédité, le Libanais francophone Amin Maalouf a obtenu, jeudi 23 juin, la reconnaissance de ses pairs écrivains dans son pays d´adoption. Après le prix Goncourt et plusieurs récompenses littéraires, il est reçu à l´Académie française. En octobre 2010, il avait reçu le prix Prince des Asturies pour les lettres, récompense la plus prestigieuse en Espagne, dotée de 50.000 euros, et en mars dernier il avait été le seul écrivain français sélectionné pour le Man International Booker Prize.

L´oeuvre de celui que l´on a parfois surnommé «Monsieur Tolérance» s´intéresse au rapprochement des civilisations, au thème de l´exil et de l´identité. L´écrivain franco-libanais est élu au fauteuil de Claude Lévi-Strauss. Il a fait du rapprochement des civilisations et des confessions la pierre angulaire de son oeuvre.

Dans son dernier essai, Amin Maalouf, connu pour avoir publié, entre autres, Léon l´Africain, Samarcande, Les Identités meurtrières, décrit le «dérèglement du monde» Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations «qu´à l´épuisement simultané des civilisations, l´humanité ayant atteint en quelque sorte son «seuil d´incompétence morale». A l´âge des clivages idéologiques qui suscitait le débat, succède celui des clivages identitaires, où il n´y a plus de débat. Islam et Occident: les deux discours ont leur cohérence théorique, mais chacun, dans la pratique, trahit ses propres idéaux. Pour Amine Maalouf, l´Occident «est infidèle à ses propres valeurs», ce qui le disqualifie auprès des peuples qu´il prétend acculturer à la démocratie. Sa tentation: préserver par la supériorité militaire ce que ne lui assure plus sa supériorité économique ni son autorité morale.

Amin Maalouf se penche au chevet de deux ensembles culturels qu´il chérit également, analysant d´un côté la perte des valeurs, de l´autre l´indigence morale qui frappe le Monde arabe. «Jamais le double langage de l´Occident n´a été aussi manifeste que durant l´ère Bush, et jamais le monde arabo-musulman n´a paru plus enfermé dans une impasse».(2) Bien avant Amin Maalouf, l´Emir Abdelkader dans «El Maoukef» écrivait à propos de la défaite de la pensée en Occident: «Plutôt que d´interroger, nous nous interrogeons sur l´avenir de l´homme en général et de l´Occident en particulier puisque c´est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n´arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu´il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l´illusion de sa puissance, prônant l´argent pour Dieu.» Le philosophe René Guénon, à son tour, dans les années 1920 du siècle dernier, avait pointé du doigt l´inanité d´un Occident pétri de certitudes. «Comme ces causes sont précisément en même temps, celles qui empêchent toute entente entre l´Orient et l´Occident, on peut retirer de leurs connaissances un double bénéfice: travailler et préparer cette entente, c´est aussi s´efforcer de détourner les catastrophes dont l´Occident est menacé par sa propre faute.»(3)

Les réactions : De nombreux hommages et une invective incompréhensible

Il est de tradition de féliciter le vainqueur d´une élection marquant de la sorte, pour tous et, notamment pour le concurrent, l´élégance et le fair-play. En l´occurrence, je veux rapporter au lecteur, en honnête courtier, les deux types de réactions, celle classique de l´éloge et celle incompréhensible, de notre point de vue, et qui consiste «à descendre en flammes» surtout de façon injuste, l´auteur en l´occurrence Amine Maalouf donnant en creux l´illusion que tout le monde s´est trompé sauf l´inquisiteur…

Parmi les témoignages nombreux et objectifs qui ont salué cette élection, citons d´abord la contribution de Cecile Mazin: «L´élection d´Amin Maalouf sous la Coupole s´est finalement faite sans trop d´encombres. Avec 17 voix en sa faveur, le romancier franco-libanais compte désormais parmi les 40 Immortels, alias Papys la tremblote, comme disait Desproges… »(4)

« L´occasion pour Bertrand Delanoë de féliciter l´auteur, sans manquer d´exprimer toute son émotion. Saluant l´oeuvre «extraordinairement féconde et inspirée», le maire de Paris se montre sensible à «une langue extraordinairement vive et originale, le choc du particulier et de l´universel». «C´est aussi une grande voix du Liban qui est honorée aujourd´hui, et c´est une satisfaction très particulière de voir entrer sous la Coupole un représentant de ce pays amoureux de la vie, qui se situe au confluent de tant de cultures et de civilisations.» (…)Notons également qu´Alain Juppé a salué cette nomination. «Au carrefour des identités et des fraternités méditerranéennes, l´oeuvre et la personne d´Amin Maalouf constituent le merveilleux reflet de notre diversité et de la francophonie qui la soude», considère le ministre des Affaires étrangères. «Amin Maalouf a choisi d´habiter la langue française sans renier sa première patrie, le Liban, cher au coeur des Français.»(4)

A l´autre bout du curseur, je laisse le lecteur apprécier à sa juste valeur ce réquisitoire. Avec des mots choisis pour faire mal, David Caviglioli du journal Le Nouvel Obszervateur nous informe qu´Amine Maalouf est un chantre béat qui, d´une certaine façon, a usurpé la place puisque il met en doute le mérite. Nous lisons: «Le romancier franco-libanais, chantre béat de la tolérance entre monothéismes, entre à l´Académie française et occupera le fauteuil de Claude Lévi-Strauss. Le mérite-t-il? Pas sûr. (…) Le philosophe Yves Michaud, autre candidat, est crédité de trois voix. Personne, en revanche, n´a voté pour le rigoureux sociologue Michel Maffesoli, dont nous étions les supporters silencieux». (5)

Nous remarquons au passage que le journaliste juge l´Académie en donnant un avis différent sans être académicien à même de juger. Poursuivant son bréviaire d´intolérance, il écrit: «Amin Maalouf à l´Académie? On n´aurait rien contre, sachant que les Immortels intronisent depuis quelques années le pire comme le meilleur. (…) Maalouf trouverait volontiers sa place dans la catégorie des académiciens sympathiques, mais trop insignifiants pour vivifier ce cénacle endormi.» (5)

Il informe ensuite le lecteur qu´il y a une deuxième usurpation, celle post mortem de Claude Levi Strauss, il écrit: «Le problème est que ledit Amin Maalouf est destiné à occuper le vingt-neuvième fauteuil. Ce n´est pas n´importe lequel. (…) Amin Maalouf, auteur d´agréables romans dans les années 1980, méritait-il de succéder au dernier des géants?» S´ensuit ensuite un descriptif de la vie et de l´oeuvre de Maalouf. Citant les ouvrages pour les démolir en minimisant leur portée et en insinuant qu´il sont bas de gamme car s´adressant à des jeunes.

Nous lisons: «En 1981, on lui propose d´écrire un livre d´histoire: en sortira «les Croisades vues par les Arabes» (…) Trois ans plus tard, il publie «Léon l´Africain», roman gentillet sur le Grenade du XVIe siècle. Il y décrit, sur un ton pittoresque propre à séduire les jeunes lecteurs, la cohabitation truculente entre chrétiens, juifs et musulmans. (…) Il nous informe ensuite qu´Amine Maalouf oriental vit dans une terre musulmane: «Le public est séduit par cet Oriental qui rappelle que l´Orient n´est pas une terre uniquement musulmane». (5)

Poursuivant son épreuve de démolition, il parle de petit roman à propos de Samarcande et d´Omar Khayyam qui ont marqué la culture universelle. Nous lisons : «Dans la foulée de ´Léon l´Africain´´, Amin Maalouf publie ´Samarcande´´, joli petit roman consacré à Omar Khayyam, poète persan du XIIe siècle. En 1993, le Goncourt lui offre la consécration en primant «le Rocher de Tanios». (…) Au passage, il remet en cause la légitimité du Goncourt. «Il faut dire qu´à l´époque, le Goncourt faisait bien pire en termes de lauréats: l´année d´après, il tressa des lauriers à Didier Van Cauwelaert.» (5)

David Caviglioli pense avoir condamné dans l´imaginaire des lecteurs Amine Maalouf en brocardant sa philosophie qu´il pense à la portée de tout le monde: «La philosophie à l´oeuvre chez Amin Maalouf semble ainsi se résumer aux question smainstream de l´identité et de la tolérance. (…)»(5) Revenant sur l´usurpation, il nous met en perspective son modèle dont «l´humanisme est autrement plus fécond: «Cette élection est donc surtout l´occasion de se souvenir de Claude Lévi-Strauss, décédé en novembre 2009, et d´un humanisme autrement plus fécond». Le journaliste ressort, mais est-ce un hasard, un texte mille fois repris et sorti dans son contexte: «Il écrivait en 1955 dans «Tristes tropiques»: «Il n´y a plus rien à faire: la civilisation n´est plus cette fleur fragile qu´on préservait. L´humanité s´installe dans la monoculture; elle s´apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave.» (5)

Justement, à propos de l´oeuvre immense de Claude Levi Strauss, nous ne verserons pas dans le même travers de l´invective gratuite. Nous retenons que Levi Strauss montre que toute société humaine est structurée comme un langage: vêtement, parure, manières de table, système de parenté, architecture, artisanat et art et les mythes fondateurs, tout est chargé de sens. d´où il suit que tout groupe humain, y compris le plus isolé et le plus démuni, mérite estime et considération. Levi Strauss nous a appris à comprendre et aimer nos frères de la jungle, du désert, de la toundra…

Ce qui n´a pas empêché l´ethnologue d´avoir par la suite et sur le tard, des propos ambigus sur l’altérité qu’il a tant chanté cinquante ans plus tôtet qui amènent à questionnement. Nous lisons: «J´ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d´autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j´ai l´impression que le mouvement s´est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l´explosion islamique. Du coup, je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture»(6)

Pour sa part, Amine Maalouf se veut déférent pour son prédécesseur: interrogé sur la prise du siège de Claude Lévi-Strauss, Amin Maalouf est baigné de joie: «C´est un fauteuil prestigieux, intimidant et stimulant, et je m´en approche avec humilité et une immense joie.»

On ne peut pas rester indifférent à la lecture des ouvrages d´Amine Maalouf- si on les a lus- qui sont à la fois des livres d´histoire du réel et des livres de vie. Le premier paragraphe de «Leon L´Africain» est lui-même une description du monde méditerranéen au XVIe siècle quand les Juifs, à l´mage de «Sarah la bariolée» – l-un des personnages haut en couleur du roman -et des Musulmans dans les derniers moments de Grenade la tolérante,vivant ensemble en harmonie partageant bonheurs et malheurs. David Caviglioli aurait du lire le premier paragraphe de «Leon l’Africain qui est à lui seul tout un programme qui résume la culture méditerranéenne de ce temps au moment où l’Europe n’avait pas encore émergé de la période sombre de inquisition et la Reconquista qui jeta à la mer des centaines de milliers d’Andalous ( Musulman et Juifs) qui trouvèrent refuge dans un Maghreb tolérant. Ce même Maghreb qui peine à se redéployer du fait des ingérences de tout ordre d’un Occident sûr de lui et dominateur de lui et de dirigeants installés confortablement dans les temps morts pour le plus grand malheur de leurs peuples.

Nous lisons ce paragraphe : «Moi Hassan, fils de Mohamed le peseur, moi Jean Leon de Medicis, circoncis de la main d´un barbier et baptisé de la main d´un pape, on me nomme aujourd’hui´hui l´Africain… De ma bouche tu entendras parler l´arabe, le turc le castillan, le berbère, l´hébreu, le latin et l´italien vulgaire, car toutes les langues, toutes les prières m´appartiennent.» C’est tout dire!

Pourquoi, alors, cette intolérance des mots que rien ne justifie venant d´un journal qui a connu des périodes autrement plus fécondes que celles actuelles de confier «l´aura» ou ce qu´il en reste à des contributions qui -outre le fait qu´elles sont partiales- ne s´expliqueraient que par une ligne de conduite «partisane» loin de l´honnêteté intellectuelle?

Pour nous, cette élection est une reconnaissance méritée, c´est aussi un signe de la visibilité des Arabes, ces autres sémites qui ont droit, eux aussi, à une égale dignité. J´espère qu´Amine Maalouf continuera à nous «enchanter» avec un nouveau roman de la taille et de l´élégance de Léon l´Africain ou mieux encore, de l´histoire merveilleuse de Manes (le Jardin des Lumières). L´Homme a plus que jamais besoin de croire au merveilleux. Il a toujours besoin de re-symboliser le monde du XXIe siècle. Il nous faut raconter les histoires et écouter celle des autres. C´est peut- être cela l´altérité qui verra l´avènement de la sagesse et nous mènera à la paix.

1. http://www.academie-francaise.fr/role/ index.html

2. Amine Maalouf: Le dérèglement du monde – Editions Grasset 2009

3. Chems Eddine Chitour http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-dereglement-des-mondes-selon-54975

4. Cecile Mazin http://www.actualitte.com/ actualite/26769-amin-maalouf-academi-francaise-election.htm 24 06 2011

5. David Caviglioli Académie française: Amin Maalouf succède à Lévi-Strauss Nouvel Obs.23-06-11

6. Claude Lévi-Strauss (par Dominique-Antoine Grisoni, Magazine littéraire, hors-série, 2003).

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

  22 Responses to “Amine Maalouf à l’Académie française: le talent et la tolérance”

  1. J’aime beaucoup les romans de Amine Maalouf, et je suis bien content que son talent l’amène à rajeunir les rangs des « papys bloblottes »… En outre, un nom de cette consonance à l’académie, ma foi, ça fait bien plaisir. Par contre je n’ai jamais entendu parler ni des oeuvres, ni a fortiori du talent, de cet obscur David Caviglioli, sans doute frustré de n’avoir pas ce que dont d’autres abondent… Il est vrai que je ne lis pas le nouvel obs… Je ne m’en plains pas.

  2. N’était-il pas un arabonaziste?

    • Je vous demande pardon…?!?!? Qu’est-ce que c’est « arabo-comme-vous-dites », tout d’abord…? Au delà du néologisme, merci de vous expliquer… J’attends avec une certaine impatience, voire une impatience certaine. Merci d’avance.

      • Nazisme vous savez de quoi il s’agit. Arabicité vous le comprenez.

        Selon celui ci, Leonardo Da Vinci aurait été un Africain, et pourquoi pas arabe.

        Si je ne me trompe pas, il a écrit un Livre au sujet des Crusades vues des Arabes.

        Ce serait où l’Esprit critique d’un Non naziste?

        Bien au contraire, j’y vois l’Esprit suprémaciste (dans ce Cas là: arabe).

        J’ai connu des « Convertis » occidentaux, qui ont marié des Islamo arabes,

        qui haïssent l’Occident (même en y vivant, évidemment,

        avec tout la Famille, Femme et Enfant – qui portent des Noms extrèmement araboislamiques, bien entendu … -),

        et qui adorent Amin Maalouf,

        et qui – ouvertement ou à Portes fermées – prêchent le Suprémacisme arabe.

        Voilà.

        Je vous salue cordialement et je vous souhaite une belle Journée ensoleillée.

        • Aïe…! Misère…! Ahhhh… Nazisme, naziste… Ok… Je prends note… Que dire…? Permettez moi, très pudiquement de ne pas répondre, afin de n’avoir pas à vous dire ce que je pense de votre… comment dire… ah oui… analyse très personnelle… étonnant commentaire… point de vue très particulier…
          Merci pour vos voeux ensoleillés, mais dites-moi… aura-t-il tapé si fort en Suisse…? N’oubliez pas de mettre un chapeau. Une insolation est si vite arrivée…

          • Michel D. évidemment le Soleil d’ici n’a rien à faire avec ce que je vous ai rapporté,

            maintenant, si vous voulez accepter ce que je viens de vous dire, bien,

            autrement c’est votre Affaire, Soileil tapant ou pas.

            Mon Point de Vu sur Amin Maalouf n’est pas trop particulier,

            si on considère ce que j’ai pu constater au sujet de ses Ecrits.

            Tant mieux s’il n’affirme pas que Leonardo da Vinci serait un Arabo(islamique) africain.

            Tant mieux.

            Belle Soirée étoilée (est-ce que ce Voeux aussi, vous dérange?)

        • Pour indication « Léon l’africain » est une biographie de Hassan al-Wazzan, lequel n’a jamais peint la Joconde…

          • Il parait qu’il est bien comme bouquin. Votre avis?

            Il y en a un que j’avais lu, « Les jardins de lumière » qui retrace, de manière romancée, la vie de Mani.

          • Bien ! Bel ouvrage ! De plus, le sujet est mystérieux et passionnant. L’histoire de ce Hassan al-Wazzan, / Léon l’Africain est assez incroyable. Bon dimanche.

        • Je crois Helvetia que vous y allez un peu fort avec Amin Maalouf. Je pense qu’il a été formaté, comme beaucoup d’entre nous sur ce sujet des croisades. Comment ne pas l’être lorsque les ouvrages contradictoires ne sont pas médiatisés? J’ai un peu cherché sur le net afin de savoir s’il était musulman ou non, ce qui aurait pu aider à la compréhension du personnage, mais je n’ai rien trouvé.

          Plus jeune, j’ai effectivement lu « Les Croisades vus par les Arabes ». J’y ai cru. Ce n’est que récemment que je me suis dis, regarde l’autre facette.

          Science & Vie vient de sortir dans la série de ses fameux cahiers un numéro consacré aux croisades. J’ai commencé à le lire. Sur l’édito, pas grand chose à dire. J’en suis au premier article, et déjà là, on peut lire quelques inepties liées probablement à une mauvaise connaissance du coran. Bien sûr, je ne vais pas prétendre que j’en suis spécialiste, mais disons que par mes lectures j’arrive à un peu mieux discerner certains « mensonges ».

          Dans le premier article « De la guerre sainte et du jihad », l’auteur, Rafaële Brillaud, écrit

          Ainsi, lorsque certains intellectuels musulmans mettent l’accent sur le sens moral du mot jihâd et que les fondamentalistes y voient une invitation au combat, tous puisent dans le Coran leurs arguments.

          c’est peut-être oublier ce problème de versets abrogés et abrogeants, ainsi que la vie de Mahomet.

          Autres aberration, l’auteur cite John Tolan

          « Les minorités religieuses ont pu vivre en paix au sein des sociétés musulmanes. Ce qui n’a pas été lsouvent le cas pour les musulmans et les juifs en pays chrétienss. reprend John Tolan. « Point de contrainte en matière de religion, dit ainsi une sourate (II, 256) : à ma connaissance, il n’y a pas de passage équivalent dans la Bible. »

          En ce qui concerne la fameuse phrase « point de contrainte en religion », il suffit de visiter ce site pour s’apercevoir qu’il s’agit de fumisterie:

          http://lecoran.over-blog.com/article-29769770.html

          C’est donc avec une certaine attention que je vais poursuivre la lecture de ce cahier de S&V, je suis persuadé que je vais trouvé pas mal d’erreurs.

          • Je viens d’acheter la revue et suis de votre avis. De plus, rien sur une grande et admirable figure que j’affectionne particulièrement: Le Roi Lépreux. Quelques éléments intéressants néanmoins, à condition Dr faire la part des choses en connaissant l’islam un minimum.

          • Notre académicien dont les ancêtres, catholiques, se sont convertis au protestantisme au XIX e siècle et dont la mère est issue d’une famille francophone et catholique, est bel et bien chrétien.

          • Cher Divico,

            que Maalouf ait été endoctriné autant que nous,

            cela n’est pas mon Affair.

            Ce qui me concerne c’est son Point de Vu arabo(naziste ou -suprémaciste),

            au sujet des Crusades et du Moyen Âge.

            Ce serait quoi? L’Epoque d’Or de l’Arabo(islamicité) et

            la Période de Paix et de Tolérance,

            et la Diffusion du Savoir per les Arabo(islamiques),

            autrement l’Europe aurait vécu dans l’Ignorance et dans l’Obscurité?

            Les Arabo(islamiques) auraient inventé le Zéro,

            le Papier,

            et quoi encore?

            Selon moi, de ce que j’ai observé, Maalouf est un Suprémaciste arabe,

            mais il n’est pas le seul.

            Meuilleures Salutations et je vous souhaite une belle Soirée.

  3. Non… Vos politesses ne me dérangent évidemment pas, Helvetia, et je vous les adresse à mon tour… Ce qui me dérange, c’est que vous jugiez sans avoir lu. Preuve en est que « Léon l’africain » n’a rien à voir avec Leonardo da Vinci, mais que vous semblez vous en être persuadée, je ne sais trop comment. Je pense que vous n’avez pas lu mes indications ni fait quelques recherches, même un peu rapides, et il me semble que quand vous avez un idée dans la tête, vous ne l’avez pas autre part… Je vais être plus précis… Hassan al-Wazzan est né vers 1488, à Grenade en Andalousie musulmane. Après la prise de la ville en 1492 par les Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand II d’Aragon, sa famille se réfugie au Maroc dans la ville de Fès. Hassan y suit des études de théologie dans plusieurs madrasas de Fès et à la Quaraouiyine. Son oncle maternel initie sa vie de diplomate, en le conviant à l’accompagner lors d’une mission auprès du souverain de l’Empire Songhai, l’Askia Mohammed Touré. À l’âge de 20 ans, il s’engage définitivement sur les routes et la voie de la diplomatie, pour une vie entière de grand voyageur et de négociateur: ses missions politiques et commerciales le mènent à travers tout le Maroc : du Rif au Souss, des Doukkala au Tadla, du Tafilalet aux zones présahariennes… ainsi que dans tous les pays du Maghreb, de l’Arabie, de l’Afrique saharienne, à Constantinople et en Égypte. En 1518, de retour du pèlerinage musulman à La Mecque, le navire sur lequel il se trouve est attaqué, et il est fait prisonnier par des « marins siciliens ». Il est en fait capturé par un chevalier de l’Ordre de Saint-Jean, Pedro di Bobadilla. Sans doute parce qu’il a quelques errements à se faire pardonner, celui-ci en fait présent au pape Léon X, qui l’adopte comme fils, le fait catéchiser puis baptiser sous ses propres noms, Jean Léon. Il devient alors Jean-Léon de Médicis, dit « Léon l’Africain ». Pendant son séjour en Italie, il s’initie à l’italien et au latin, et enseigne l’arabe à Bologne. Sur demande du pape, il écrit sa fameuse Cosmographia de Affrica, publiée à Venise sous le titre Description de l’Afrique. Cet ouvrage de référence, qui évite soigneusement de donner des informations à caractère militaire,est la seule source de renseignement sur la vie, les mœurs, les us et coutumes dans l’Afrique du XVIe siècle. C’est en particulier grâce à ce livre que Tombouctou devient une ville mythique dans l’imaginaire européen ; il est ainsi l’inspirateur de René Caillié parti à sa découverte. C’est aussi la Bible de tous les diplomates et explorateurs intéressés par l’Afrique. Il n’existe aucune information fiable sur la date et le lieu de la mort de Léon l’Africain. J’ai pompé Wikipedia pour aller vite, mais l’information est fiable. Et je vous jure qu’il n’a jamais peint la Joconde, ni fini sa vie au Clos Lucé. Bonne soirée.

  4. PS: Et on ne dit pas « naziste », car ça n’existe pas. « Nazi », oui, si vous voulez vraiment utiliser ce mot qui m’a pourtant rien à faire ici…

  5. Voyez comme je pense à vous… Je vous ai trouvé ceci sur http://calounet.pagesperso-orange.fr/extraits/leonlafricain_maalouf.htm… « Sa vie est fascinante. Faite de passions, de dangers et d’honneurs, elle est ponctuée par les grands événements de son temps. Il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista alors que les Ottomans s’emparaient de la ville. Pour fuir l’Inquisition, il rendit avec sa famille en Égypte, puis en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, on pouvait difficilement trouver dans l’histoire personnage dont la vie correspond davantage à l’époque étonnante que fut le XVIe siècle.

    Voilà un voyage captivant à travers Grenade, Fès, Tombouctou, Le Caire, Constantinople et Rome. Le destin de Léon l’Africain est reconstitué sous la forme d’une longue lettre à son fils, sous la plume colorée et truffée d’anecdotes. Maalouf est un formidable conteur. Je ne peux que vous encourager à le lire ».

    Extrait:

     » (…) J’avais ton âge, mon fils, et plus jamais je n’ai revu Grenade. Dieu n’a pas voulu que mon destin s’écrive tout entier en un seul livre, mais qu’il se déroule, vague après vague, au rythme des mers. À chaque traversée, il m’a délesté d’un avenir pour m ‘en prodiguer un autre ; sur chaque nouveau rivage, il a rattaché à mon nom celui d’une patrie délaissée. D’Almeria à Melilla, en une journée et une nuit, mon existence a chaviré. La mer était clémente pourtant, et le vent docile, mais c’est dans le cœur des miens que grossissait la tempête. Hamed le délivreur avait bien fait les choses, Dieu lui pardonne. Quand la côte d’Andalousie ne fut plus derrière nous qu’un mince filet de remords, une femme accourut vers notre coin de fuste, enjambant allègrement bagages et voyageurs. Sa démarche enjouée seyait mal à son accoutrement, des voiles si sombres, si épais, que nous aurions tous eu du mal à la reconnaître si Mariam n’avait été dans ses bras. Les seuls cris de joie furent les miens et ceux de ma sœur. Mohamed et Warda étaient pétrifiés par l’émotion, ainsi que par les cent regards qui les assiégeaient. Quant à Salma, elle me serra un peu plus fort contre sa poitrine. À sa respiration retenue, à quelques soupirs échappés, je compris qu’elle souffrait. Ses larmes coulaient sans doute à l’abri de son voile, et ce n’était pas sans raison, puisque la passion débridée de mon père allait bientôt nous mener tous au bord de la déchéance . Mohamed le peseur, si serein, et tout à coup si indomptable ! Il m’est arrivé de le perdre dans ma jeunesse, pour le retrouver dans mon âge mûr, quand il n’était plus là. Et j’ai dû attendre mes premiers cheveux blancs, mes premiers regrets, avant de me convaincre que tout homme, y compris mon père, avait le droit de faire fausse route s’il croyait poursuivre le bonheur. Dés lors je me suis mis à chérir ses errements, comme j’espère que tu chériras les miens, mon fils. Je te souhaite même de t’égarer parfois à ton tour. Et je te souhaites d’aimer, comme lui, jusqu’à la tyrannie, et de rester longtemps disponible aux nobles tentations de la vie. (…)

    Pour Haroun et moi, la découverte de Fès ne faisait que commencer. Nous allions la déshabiller voile après voile comme une mariée dans sa chambre de noces. De cette année-là, j’ai gardé mille souvenirs qui me ramènent, chaque fois que je les évoque, à la candeur insouciante de mes neuf ans. C’est pourtant le plus douloureux d’entre eux que je me sens contraint de raconter ici, car, si je le passais sous silence, je faillirais à ma tâche de témoin fidèle. La promenade avait commencé ce jour-là comme toutes les autres. Haroun voulait fureter, je n’étais pas moins curieux. Nous savions qu’il y avait, à l’ouest de la ville, un petit faubourg nommé el-Mers dont notre maître d’école ne parlait qu’avec une sorte de moue inquiète. Etait-il loin ? Etait-il dangereux ? D’autres que nous se seraient arrêtés à ces détails ; nous nous contentions de marcher. En arrivant à ce faubourg, vers midi, nous comprîmes sans peine de quoi il retournait. Dans les rues, des femmes adossées aux façades, ou à des portes ouvertes qui ne pouvaient être que celles des tavernes. Haroun mimait les allures aguichantes d’une matrone. Et si nous allions voir ce qu’il y avait dans les tavernes ? Nous savions qu’il nous était impossible d’y entrer, mais nous pouvions toujours y jeter un coup d’œil à la sauvette. Nous approchons donc de la première. La porte est entrouverte. Nous tendons nos deux petites têtes à l’intérieur. Il fait obscur. Nous ne voyons qu’un attroupement de clients. Au milieu, une abondante chevelure rousse. Rien d’autre, car on nous a déjà repérés et nous détalons en vitesse, tout droit vers la taverne de la rue à côté. Il ne fait pas plus clair, mais nos yeux s’orientent plus vite. Nous comptons quatre chevelures, une quinzaine de clients. Dans la troisième, nous avons le temps de distinguer quelques visages, quelques coupes luisantes, quelques carafes. Le jeu continue. Nos têtes inconscientes s’engouffrent dans la quatrième. Il fait plus clair, nous semble-t-il, nous distinguons tout prés de la porte un visage. Cette barbe, ce profil, cette allure ? Je retire ma tête et me mets à courir dans la rue. Je ne fuis ni les tenanciers ni les videurs. L’image que je veux laisser loin derrière moi est celle de mon père assis dans la taverne, à une table, avec à ses côtés une chevelure étalée. Moi, je l’ai vu, Haroun l’a sûrement reconnu. Lui-même nous a-t-il aperçus ? Je ne le pense pas. Depuis, il m’est arrivé plus d’une fois d’aller dans des tavernes et des quartiers plus sordides qu’el-Mers. Mais, ce jour-là, la terre se dérobait sous mes pieds. On aurait dit le jour du Jugement. J’avais honte, j’avais mal. Je n’arrêtais pas de courir, les larmes le long des joues, les yeux presque fermés, la gorge prise, le souffle étranglé. Haroun me suivait, sans me parler, sans me toucher, sans même venir trop près. Il attendit que je sois épuisé, que je m ‘assoie sur le pas d’une échoppe close. Lui-même s’assit à côté, toujours sans un mot. Et puis, au bout d’une longue heure, alors que je me relevais, plus calme, il se mit debout et , imperceptiblement, me dirigea vers le chemin du retour. C’est seulement, quand, au crépuscule, nous arrivâmes en vue de la maison de Khâli que Haroun parla pour la première fois :  » Tous les hommes sont toujours allés dans les tavernes ; tous les hommes ont toujours aimé le vin. Sinon, pourquoi Dieu aurait-il eu besoin de le défendre ?  » Le lendemain même, je revis Haroun le Furet sans déplaisir. C’est la rencontre avec mon père que je redoutais. Fort heureusement, il devait partir pour la campagne où il cherchait un terrain à louer. Il revint quelques semaines plus tard, mais alors le destin avait déjà noyé mes peines et les siennes dans de plus grands malheurs ». (…)

    Tous droits réservés © Editions J.C. Lattès

    Et merci d’éviter d’insulter mon illustre compatriote académicien, si vous ne voulez pas que je conchie les suisses, contre qui je n’ai rien, mais juste histoire de vous taquiner…

    Bien à vous.

  6. Merci Michel pour avoir partagé ce Commentaire au Livre de Maalouf: pour ce qui concerne Leonardo da Vinci c’est les Nazi convertis qui en parlent.

    La Famille De Medici est très fameuse en Italie: ce serait donc grâce à votre Compatriote ….

    Pour ce qui concerne les Contes arabes on le sait, ils enchantent: c’est pourquoi on a un Occident complètement mal informé au sujet de l’Araboislamicité,

    de la Violence que sa Communauté a commis contre les Autres,

    et qu’on croit que le Monde arabe soit fabuleux, même si cela n’est pas réalistiquement vrai.

    Bien au contraire de vous, qui semblez très orgueilleux d’être libanais, car Maalouf l’est, (ou s’agit-il plutôt de louer orgueilleusement Maalouf, car il est libanais comme vous?),

    je n’ai aucun Problème à admettre qu’il n’y a pas de Maalouf suisses:

    entre Liban il y a aussi une très grande Différence géographique, climatique, historique (pour ce qui concerne leur Origine),

    c’est pourquoi il serait (soit disant) bizarre d’accuser la Suisse de n’avoir pas un Maalouf (ou des Arabes éspagnoles à l’AlWazzan) – comme s’il s’agissait d’une Honte? -,

    sans compter que la Suisse a abrité et accueilli (temporairement ou pas) des Maîtres de la libre Pensée, et des Penseurs illustres ou illuminés,

    même en étant originalement un Morceaux de Terre montagneux, qui n’avait pas beaucoup d’autre à offrir que du bon Lait de Vache et Chèvre, et dont le Symbole serait un Willhelm Tell (et les Helvètes).

    Je ne sais pas si votre Orgueil/Mérit serait la Terre de laquelle vous venez, ou la Famille languistique humaine raciale à laquelle vous appartiendrais,

    et si mon Honte/Démérite serait la Terre de laquelle je viens, ou la Famille languistique humaine raciale à la quelle j’appartiendrais?

    Merci pour avoir partagé vos Connaissances avec moi, et vos Points de Vu.

    Belle Journée heureuse à vous, et à Toutes/Tous.

    • Amine Maalouf est français, Helvetia, et je le suis également. Bon, moi, je suis de souche, il est vrai… Il est nécessaire de l’être pour se faire élire à l’Académie Française. Je ne vois pas où vous avez perçu de l’orgueil et, en toute chose, j’ai le plus grand mal à vous comprendre. Ce n’est pas bien grave. Cordialement.

      • Cher Michel D., c’était à cause de « (de ne pas insulter) mon illustre Compatriote (académicien) ».

        Je crois que Maalouf ait écrit ses Oeuvres à Cause de son Arabicité (dont sa Côté islamique est la plus connue/publicisé/galvanisé, de Manière véridique ou pas),

        et non pas à Cause de sa Françaisité, et pourquoi insulterais je quelqu’un, car je ne lui offre pas des Louanges?

        Oui, je ne considère pas positive l’Attitude suprémaciste du Monde arabe, et notamment celle du Mode araboislamique, et je l’appelle « Nazisme » (ou « Nationalisme » ou « Ummahisme »),

        et au même Temps je ne considère pas positives la Correctesse politique et la Désinformation pratiquées par le Monde occidental, devenu masochiste,

        mais il ne me semble d’insulter quelqu’un, si j’éxprime une Critique par rapport à ce que j’observe/vois.

        Mais je comprends qu’il faut très peu pour heurter la Sensibilité individuelle: pour ça, je vous prie de m’excuser. Merci.

        Salutations, les plus cordiales.

        • « Francité », Helvetia, « francité », mot inventé par le poète et homme d’État SÉNÉGALAIS Léopold Sédar Senghor (équivalent anglais: « Frenchness »: « caractère spécifique de ce qui est français ».

          Si A. Maalouf a écrit, et avec brio, je pense pour ma part que ce n’est certes pas à cause de son arabité, mais plutôt de son amour de l’écriture, nonobstant que son parcours personnel, ses origines, auront bien évidemment influencé et nourri son oeuvre…

          Vous ne voyez en l’arabité que la majorité musulmane, de façon obsessionnelle, alors que je me tue à vous dire qu’il est chrétien… Détesteriez vous les arabes, alors que ce n’est vraiment pas le propos, hormis que cela relève d’un racisme qui m’est particulièrement odieux…?

          Je maintiens que vous le diffamez à l’assimiler au nazisme (rien de moins) en vous étonnant du « peu qu’il faut pour heurter la sensibilité d’autrui »… Plus qu’autrui, c’est la raison que vous malmenez…

          Vous le jugez a priori sur ses origines, pourtant honorables et riches d’histoire, sans jamais avoir lu une ligne de son oeuvre (Léon l’Africain confondu avec Léonard de Vinci m’en donne un bon exemple…).

          Je ne vous en veux pas, car ce serait plutôt à lui de vous faire grief, ou d’en rire, mais je me permets humblement de vous donner un conseil:

          Ne jugez pas a priori et sans connaître, n’utilisez pas un mot pour un autre, et en toute chose, faites preuve de nuance, ou efforcez vous de le faire…

          Force est de constater que votre combat et le mien ne marchent pas sur le même trottoir.

          Bien à vous, néanmoins, et sans rancune aucune.

          • Hallo Michel D., merci pour votre Commentaire et j’ai essayé de vous expliquer, et j’essaye encore une Fois de vous expliquer,

            pourquoi je critique Maalouf, indipendemment du Fait qu’il soit chrétien, et pourquoi je critique l’Interprétation arabo(islamo)suprémaciste historique du Moyen Âge.

            Il y a le Panislamisme et le Panarabisme, qui sont deux Mouvements nazistiquement en parlent pareils, et les critiquer n’est pas du Racisme, il le serait envers les autres Peuples si je ne le faisais pas.

            Le Nazisme duquel je parle n’est bien entendu pas le Nationalsocialisme hitlérien alémanique des années Trente, il me semblait évident mais bon, je l’ai clairement exprimé: il s’agit d’un Orgueil national suprémaciste universel, tel que celui des Araboislamiques pour la Ummah (ou Nation araboislamique), et des Arabes pour leur Communauté … raciale, linguistique, culturelle.

            C’est pas moi la Raciste discriminante ici, dans cette … Histoire: bien au contraire, j’essaye de mettre en Evidence le Racisme discriminante diffusé (de manière plus ou moins évidente) par certaines Mouvements, politiques, litteraires, religieux, ethniques, etcétéra.

            Je n’ai pas critiqué le Style d’Ecriture de Maalouf: j’ai parlé du Contenu intellectuel de ses Ecrits. Qu’il ait un Style d’Ecriture fascinant, cela n’est pas mon Affaire, et je me félicite avec lui si cela est le Cas. Ce n’est tout-à-fait pas ça, ce qui m’interesse.

            Pour ce qui concerne Leon l’Africain, je vous ai expliqué deux Fois qui diffuse la Vérsion Léonardo Da Vincesque: dois je (vous) le repéter pour la troisème? C’est des (Convertis) à l’Araboislamicité, mariés avec des Araboislamiques modérés (Apparence très moderne), dont les Fils portent des Noms absolutement coraniques (araboislamiques/-istes). Voilà.

            Evidemment non, mon Point de Vu sur l’Histoire passée et contemporaire n’est pas le même, c’est peut-être pourquoi vous pensez que votre Combat soit différent du mien, et certainement votre Manière de juger les Autres (s’agisse-t-il de Maalouf ou de moi) n’est pas la mienne. Cela est du de notre différente Vision.

            Belle Journée heureuse à Toutes/Tous.

  7. Lisez-le… Vous pourrez juger en toute sérénité.
    En outre, pourquoi un chrétien arabe se ferait-il le propagandiste d’un « Orgueil national suprémaciste universel, tel que celui des araboislamiques pour la Ummah » pour reprendre vos mots…? Vous avez beau m’expliquer, je ne comprends pas… Sincèrement… Autant soupçonner S. Aldeeb de collusion en raison de son nom, de ses origines… pendant qu(on y est…

    Bien à vous.

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